Convention citoyenne sur les temps de l'enfant : un exercice démocratique pour repenser le quotidien des plus jeunes
La Convention citoyenne sur les temps de l'enfant, composée de 130 Français tirés au sort, a officiellement lancé ses travaux ce vendredi 20 juin 2025 au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Cette première session marque le début d'un processus de réflexion approfondi qui s'étendra jusqu'au mois de novembre, avec pour mission de formuler des propositions concrètes visant à mieux organiser les rythmes de vie des enfants.
Un mandat ambitieux pour améliorer le bien-être et les apprentissages
Les membres de cette convention, représentant une diversité de profils et de territoires, se réuniront lors de sept sessions de trois jours chacune. Leur objectif principal est de répondre à la question posée par le Premier ministre François Bayrou : "Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu'ils soient plus favorables à leurs apprentissages, à leur développement et à leur santé ?".
Cette initiative s'inscrit dans la continuité d'autres conventions citoyennes, notamment celles sur le climat et la fin de vie, démontrant ainsi l'engagement des institutions à associer les citoyens aux décisions publiques majeures.
Des thèmes variés au cœur des débats
Les travaux de la convention aborderont une multitude de sujets essentiels pour le quotidien des enfants. Parmi les axes de réflexion prioritaires figurent :
- La durée et l'organisation du temps scolaire, incluant le nombre d'heures de cours par jour
- L'aménagement des calendriers de vacances scolaires
- La gestion du temps passé devant les écrans
- L'accès équitable aux activités culturelles et sportives
- Les problématiques de transport des élèves, particulièrement dans les zones rurales
Ces thématiques reflètent les préoccupations contemporaines concernant l'équilibre entre vie scolaire, vie familiale et développement personnel des enfants.
Un programme inaugural riche en échanges et expertises
La première session, ouverte par Thierry Beaudet, président du Cese, et Kenza Occansey, vice-présidente en charge de la participation citoyenne, a donné le ton à cette démarche collaborative. Le samedi a été marqué par deux auditions importantes :
- Une première consacrée au bien-être et aux droits des enfants, avec la participation notable d'Éric Delemar, Défenseur des enfants
- Une seconde portant sur les temps des enfants, animée par un expert de l'OCDE et une maîtresse de conférence en psychologie du développement de l'éducation
Dimanche, les participants ont eu l'opportunité d'échanger directement avec Sarah El-Haïry, Haute commissaire à l'enfance, permettant ainsi un dialogue constructif entre citoyens et représentants institutionnels.
Une démarche progressive vers des propositions concrètes
Cette première session de trois jours constitue le point de départ d'un parcours qui se poursuivra avec une nouvelle réunion prévue en juillet. Jusqu'en novembre, les 130 membres de la convention travailleront collectivement à élaborer des recommandations qui pourraient influencer les politiques publiques relatives à l'enfance.
L'enjeu est de taille : il s'agit de repenser fondamentalement l'organisation des temps de l'enfant dans une société en constante évolution, où les impératifs éducatifs doivent composer avec les besoins de développement global et de bien-être des jeunes générations.



