Colère au lycée Charles-Gide d'Uzès face à l'abandon d'un projet de rénovation
Colère au lycée Charles-Gide d'Uzès pour rénovation abandonnée

Colère au lycée Charles-Gide d'Uzès face à l'abandon d'un projet de rénovation

Les membres du conseil d'administration du lycée polyvalent des métiers d'art Charles-Gide à Uzès, dans le Gard, se mobilisent pour alerter l'opinion publique et les instances régionales sur l'abandon du projet de restructuration de leur établissement. Cette situation impacte gravement les conditions d'enseignement et d'apprentissage, malgré les filières d'excellence et les résultats remarquables au baccalauréat de ce lycée.

Vingt ans d'attente pour une réhabilitation promise

Depuis plus de vingt ans, l'équipe éducative a été invitée à patienter pour une réhabilitation qui n'a jamais abouti. "Le plan pluriannuel d'investissement de la Région prévoyait initialement 30 millions d'euros pour la restructuration complète de l'établissement", explique Franck Tichadou, représentant du personnel. "Mais lors d'un audit en octobre 2025, les représentants de la Région ont annoncé que ce projet était finalement abandonné. Les engagements de rénovation semblent désormais n'être que des promesses non tenues, laissant place à une situation intolérable, où de nombreux préfabriqués, devenus obsolètes, persistent dans la cour."

Des conditions d'enseignement déplorables

Roxanne, représentante des élèves, témoigne : "Les faux plafonds tombent et on se prend de la laine de verre." Sébastien Pierret, représentant des parents d'élèves, ajoute : "La restructuration de la pédagogie a été abandonnée et ce n'est pas admissible d'accueillir des élèves dans de telles conditions. Je trouve inadmissible que les élus de la Région ne donnent pas de signe de considération aux appels." Malgré de multiples actions et interventions depuis des années, les membres du lycée envisagent désormais des actions fortes pour manifester leur colère et leur lassitude, telles qu'un appel à la grève ou une manifestation devant l'établissement.

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La réponse de la Région

Fabrice Verdier, conseiller régional, répond à ces critiques : "La Région n'abandonne pas le lycée, mais les investissements sont décalés. En trois ans, on a perdu 150 millions d'euros. L'objectif de la Région n'est pas de laisser des préfabriqués. C'était prévu dans deux à trois ans, mais cela se fera dans quatre ou cinq ans. Même si je comprends et partage leur impatience, on est obligés de s'adapter à un budget largement contraint." Cette déclaration ne semble pas apaiser les tensions, alors que la communauté éducative réclame des solutions concrètes et rapides pour améliorer les conditions de vie scolaire.

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