La CCI Dordogne ouvre l'Europe à ses apprentis depuis une décennie
Depuis 2013, les écoles de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Dordogne, situées à Boulazac, ont mis en place un programme ambitieux de mobilité internationale pour leurs apprentis. Ce dispositif permet à ces jeunes en formation de partir travailler à l'étranger pendant trois semaines, intégrant ainsi une expérience européenne concrète à leur cursus professionnel.
Un programme structuré et régulier
Ces mobilités se déroulent quatre fois par an, avec deux sessions dédiées au secteur du commerce-vente et deux autres à l'hôtellerie-restauration. Angélique Simon, référente mobilité au sein de l'établissement, souligne l'importance de cette initiative : « C'est extrêmement enrichissant pour eux. Cela leur permet de découvrir une autre façon de travailler, de s'adapter à des méthodes différentes et d'élargir leurs horizons professionnels. »
Le programme fonctionne grâce au dispositif Erasmus ainsi qu'à deux consortiums, permettant une enveloppe de financements globale qui rend ces expériences accessibles. Les destinations européennes incluent Malte, la Belgique, la Slovénie, l'Italie et d'autres pays du continent.
Des résultats tangibles et des opportunités concrètes
Sur place, les apprentis sont placés en entreprise et participent parfois à des compétitions professionnelles. L'an dernier, les cuisiniers périgourdins ont ainsi décroché la médaille de bronze lors d'un concours européen, démontrant l'excellence de leur formation et la valeur ajoutée de cette expérience internationale.
Ces mobilités concernent principalement les élèves en CAP et bac professionnel. Pendant leur séjour, les apprenants sont accompagnés par un ou plusieurs enseignants qui les encadrent également sur leur temps libre, assurant un suivi pédagogique complet.
Une mobilité étendue après l'apprentissage
Au-delà de ces stages de trois semaines, la CCI Dordogne propose également un système de mobilité post-apprentissage. Grâce à ce dispositif, les jeunes diplômés peuvent partir de trois à six mois à l'étranger pour travailler dans une entreprise. « Dans ce cas-là, ils partent en solo », explique Angélique Simon.
Cette opportunité représente un atout majeur pour leur insertion professionnelle, leur permettant d'ajouter une ligne internationale à leur CV avant de se lancer définitivement dans le monde du travail. Ces expériences renforcent leur autonomie, leur adaptabilité et leur employabilité dans un marché du travail de plus en plus globalisé.
Pour le moment, ces mobilités se concentrent exclusivement sur l'Europe, mais elles offrent déjà une ouverture significative sur les pratiques professionnelles internationales, préparant ainsi une nouvelle génération de professionnels à exceller dans un contexte économique européen intégré.



