Mobilisation des parents de l'école René-Goscinny à Cannes
« Touchez pas à notre école », scandent avec énergie les quelques enfants venus accompagner leurs parents, rassemblés hier devant la mairie de Cannes. Sur le parvis, les familles de l'association des parents d'élèves de l'école René-Goscinny ont choisi d'élever la voix – avant d'être reçues par Thierry Migoule, directeur de cabinet, et Joëlle Arini, adjointe à l'éducation – dans une mobilisation dense, rythmée par les tracts et surtout une attente palpable avec comme finalité d'obtenir des réponses sur un projet de réorganisation qu'elles disent toujours aussi opaque.
« On a l'impression de parler à des murs »
Très vite, la parole prend le dessus sur les slogans. Les parents enchaînent les exemples, contestent les affectations scolaires et questionnent les chiffres avancés par la mairie. Mais surtout, ils disent ne plus parvenir à se faire entendre. « On a l'impression de parler à des murs », lâche une mère. Derrière cette formule revient la même idée : celle d'un dialogue rompu et d'un échange sans issue claire. Les familles évoquent notamment des enfants scolarisés loin de leur domicile malgré la proximité immédiate de l'école et une sectorisation qu'elles jugent complètement incompréhensible.
Une mobilisation qui peut s'inscrire dans la durée
Et au fil des prises de parole, la détermination s'affirme. Certains parents assurent qu'ils iront « jusqu'au bout », quitte à maintenir la pression sur la durée. « Même s'il faut ne pas mettre nos enfants à l'école pour faire bouger les choses, on le fera », prévient un parent. Et d'ajouter : « Même en septembre, octobre ou novembre s'il le faut. » Car outre la colère, c'est surtout l'avenir de l'établissement qui préoccupe les familles. Beaucoup redoutent que la fusion annoncée entre maternelle et élémentaire ne soit qu'une première étape vers une réduction plus importante encore de la place de l'enseignement public sur le site. Une inquiétude qui explique leur mobilisation et leur volonté affichée de poursuivre le combat tant qu'ils n'auront pas obtenu de garanties claires sur le devenir de l'école René-Goscinny.



