Une session sous haute température
Plus de 850 000 collégiens débutent vendredi les épreuves du brevet des collèges, en pleine canicule. Contrairement au baccalauréat, dont certains oraux ont été reportés, le brevet est maintenu. Le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, a assuré que les élèves pourront « à tout moment, au cours de l’épreuve, aller se rafraîchir, de l’eau sera distribuée ».
« On va essayer de créer les conditions optimales ou les moins désagréables possibles pour qu’ils puissent composer. Mais je crois qu’il vaut mieux qu’ils fassent leurs examens plutôt qu’ils ne les fassent pas ou qu’ils les fassent au mois de septembre », a-t-il ajouté. En 2019, le ministre Jean-Michel Blanquer avait repoussé le brevet en raison de la canicule, mais les épreuves se tenaient alors l'après-midi.
Nouvelle formule : moins de contrôle continu
Cette année, les épreuves finales comptent pour 60% de la note totale, contre 50% auparavant, et le contrôle continu pour 40%. « Autrement dit, on ne peut plus arriver le jour du brevet en l’ayant déjà », a commenté M. Geffray. Le mode de calcul change : il ne repose plus sur l'évaluation du socle commun, mais sur les moyennes obtenues en troisième.
L'épreuve de mathématiques inclut désormais une partie « automatismes », avec des questions courtes sans calculatrice. Le barème sur 800 points est supprimé : le brevet est attribué aux candidats ayant une moyenne finale égale ou supérieure à 10/20.
Une chute drastique attendue
Le ministre s'attend à « une chute assez drastique du taux de réussite », avec « peut-être 75% de réussite au brevet avec beaucoup moins de mentions », contre 85,5% l'an dernier. Ce durcissement vise à rappeler qu'« un examen, ça se prépare » et à mieux préparer les élèves au lycée.
« On ne peut pas les induire en erreur sur leur niveau (...) Leur dire la vérité va leur permettre de prendre conscience des efforts à fournir en seconde », a-t-il expliqué. L'obtention du brevet ne conditionne toujours pas l'accès à la seconde.
Vers un rehaussement du niveau
M. Geffray a annoncé la création d'un concours général dédié au collège, inspiré du concours général des lycées, dès l'an prochain. Il a également lancé l'opération « collège en progrès » : 800 établissements où plus de 40% des élèves ont moins de 8/20 en français et mathématiques au brevet bénéficieront de moyens supplémentaires à la rentrée.



