Gabriel Attal, ancien ministre de l'Éducation nationale, a présenté une série de propositions pour réformer l'école française. Il souhaite notamment que le ministre de l'Éducation soit nommé pour une durée de cinq ans, afin de garantir une certaine stabilité et de mener des réformes de long terme. Il préconise également le rétablissement du certificat d'études, un diplôme créé en 1866 et supprimé en 1989, comme le rapporte le journal La Provence.
Une stabilité ministérielle pour l'Éducation
Selon Gabriel Attal, la nomination du ministre de l'Éducation pour cinq ans permettrait d'éviter les changements fréquents à la tête de ce ministère, qui ont souvent été critiqués. Cette mesure viserait à donner plus de cohérence et de continuité aux politiques éducatives. L'ancien locataire de la rue de Grenelle estime que cette réforme est essentielle pour restaurer la confiance des enseignants et des familles dans le système scolaire.
Le retour du certificat d'études
Gabriel Attal propose de rétablir le certificat d'études, un examen qui sanctionnait la fin de la scolarité obligatoire et qui a été supprimé en 1989. Il souhaite que ce diplôme soit repensé pour répondre aux enjeux actuels, notamment en matière de maîtrise des savoirs fondamentaux. Selon lui, cet examen permettrait de redonner du sens à l'effort scolaire et de valoriser les acquis des élèves.
Une réforme du brevet envisagée
L'ancien ministre propose également une réforme du brevet des collèges, afin de renforcer son exigence et sa valeur. Il a notamment évoqué l'idée de conditionner l'obtention du brevet à la maîtrise des compétences de base, comme la lecture et le calcul. Cette mesure s'inscrirait dans une volonté plus large de revaloriser les diplômes et de lutter contre le décrochage scolaire.
Ces propositions interviennent dans un contexte où le système éducatif français est régulièrement pointé du doigt pour ses résultats en baisse dans les classements internationaux. Gabriel Attal espère que ces réformes, si elles sont mises en œuvre, permettront de redresser le niveau des élèves et de redonner à l'école sa mission première : transmettre des connaissances et former les citoyens de demain.



