Alès : L'école des Prés Saint-Jean déplore la suppression d'une classe, un sentiment de gâchis
Alès : L'école déplore la suppression d'une classe, un gâchis

Alès : L'école des Prés Saint-Jean confrontée à la suppression d'une classe, un sentiment de gâchis prédomine

L'école des Prés Saint-Jean à Alès exprime un profond regret suite à la suppression d'une de ses classes, une décision qui laisse un sentiment de gâchis au sein de la communauté éducative. En mars dernier, les parents d'élèves s'étaient mobilisés contre cette fermeture, mais sans succès.

Une réorganisation structurelle et ses conséquences

L'établissement se retrouve désormais avec neuf classes, une Ulis (unité localisée pour l'inclusion scolaire) et un dispositif adapté pour les élèves non francophones. La classe perdue était une classe à cheval sur les niveaux CE2, CM1 et CM2, ce qui représente une perte significative pour l'école.

Thierry Olivier, le directeur de l'école, ne cache pas son amertume. "C'est vrai qu'on a des effectifs en moins. Mais c'était prévisible. Et puis, nous sommes en Rep +...", explique-t-il. Il tempère cependant en soulignant que les demandes d'intervention sont honorées et que des investissements ont été réalisés, comme la récente peinture de l'école et l'installation de tableaux interactifs il y a deux ans.

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Un sentiment de gâchis et des craintes pour l'avenir

Le directeur insiste sur le sentiment de gâchis qui prévaut. "On aurait pu ouvrir ce quartier, élargir le secteur de recrutement pour faire venir d'autres gens. Il faut faire quelque chose sinon on va se scléroser, se refermer sur nous", alerte-t-il. Il rappelle également que le dédoublement des classes de CP et CE1, une mesure qu'il qualifie d'excellente, a été réalisé à moyens constants, sans augmentation des ressources financières.

Thierry Olivier évoque aussi le souvenir de 2014, lors de la refonte de la carte d'éducation prioritaire. L'école Paul-Langevin avait alors été écartée du dispositif en raison de son rattachement au collège Daudet, hors éducation prioritaire. À l'inverse, l'école Germain-David avait intégré l'éducation prioritaire et bénéficié de moyens supplémentaires, bien que son besoin fût moins évident. L'école Langevin ne s'en était sortie que grâce à la mobilisation des parents et à l'intervention de la ministre de l'époque, Najat Vallaud-Belkacem.

Des perspectives inquiétantes avec les réformes à venir

L'inquiétude grandit avec les annonces gouvernementales concernant l'éducation prioritaire. À partir de l'an prochain, le dispositif actuel devrait laisser place à un contrat de trois ans entre les établissements en difficulté et les rectorats. Les syndicats enseignants redoutent que cette réforme ne s'accompagne pas d'une hausse des moyens financiers.

Le directeur des Prés Saint-Jean exprime clairement ses préoccupations : "Il n'y a plus d'argent pour l'enseignement, on ne peut plus l'entendre avec l'argent qui a été dépensé dans les deux dernières années". Cette situation soulève des questions sur l'avenir de l'école et sa capacité à maintenir la qualité de l'enseignement dans un contexte de ressources limitées.

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