Allan Petre, 23 ans, intégrera la Nasa en janvier 2024. Ce jeune homme originaire de Seine-Saint-Denis a su surmonter les préjugés et les obstacles pour réaliser son rêve d'enfant.
Un début de parcours semé d'embûches
Depuis son enfance, Allan Petre rêvait d'espace. Mais au lycée, ses professeurs l'ont découragé, lui disant que ce secteur était trop sélectif. À 17 ans, il se tourne vers un DUT GEA (gestion et administration des entreprises), avant de réaliser que ce n'était pas sa voie. Il change alors pour un DUT génie thermique et énergétique, puis intègre une école d'ingénieur.
« Je ne voulais pas vivre de regrets », confie-t-il. Il effectue une alternance chez Ariane Group, spécialiste des fusées, et part étudier à l'université de Floride dans un laboratoire d'astrophysique.
Le culot qui mène à la Nasa
Sur place, il contacte une chercheuse de la Nasa. Intéressée par son profil, elle lui propose un entretien qu'il réussit brillamment. « Les opportunités ne viennent pas toujours directement à nous, il faut se les créer », explique-t-il.
Diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers en convention avec l'ISAE-ENSMA, il intégrera la Nasa dès janvier 2024 pour cinq mois minimum. Il travaillera au Jet Propulsion Laboratory sur les missions Veritas et Da Vinci+, des sondes vers Vénus.
Un rêve américain qui se réalise
« Je ne réalise toujours pas que j'ai été sélectionné à la Nasa », avoue-t-il. Le président Emmanuel Macron l'a félicité sur LinkedIn, saluant sa persévérance. Allan Petre devrait bientôt rencontrer le ministre Bruno Le Maire.
Un parcours professionnel brillant attend ce jeune homme qui ne fait que commencer.



