Mesnographies attaque le Parlement européen après rupture de partenariat
Mesnographies poursuit le Parlement européen

Le festival Mesnographies, dédié à la photographie et aux arts visuels, a annoncé ce vendredi avoir engagé une action en justice contre le Parlement européen. La raison : la rupture unilatérale de leur partenariat, que les organisateurs jugent abusive et discriminatoire.

Un thème contesté

Cette année, le festival a choisi pour thème la lutte contre l'inceste, un sujet sensible qui a suscité des débats au sein des institutions européennes. Selon les organisateurs, le Parlement européen aurait décidé de mettre fin à leur collaboration après avoir pris connaissance de cette thématique, invoquant des motifs flous liés à l'image de l'institution.

Des accusations de censure

Pour la direction du festival, cette décision équivaut à une forme de censure. "Nous dénonçons une atteinte à la liberté artistique et à la liberté d'expression", a déclaré le directeur artistique lors d'une conférence de presse. Le festival estime que le Parlement européen a cédé à des pressions politiques et médiatiques, sans donner de justification claire.

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Un préjudice financier et moral

La rupture du partenariat, qui devait courir jusqu'en 2027, représente un préjudice financier important pour Mesnographies. Le festival réclame des dommages et intérêts pour le manque à gagner, mais aussi pour le préjudice moral causé par cette décision qu'il qualifie de "brutale et injustifiée".

Le Parlement européen se défend

De son côté, le Parlement européen a réagi par un communiqué, affirmant que la décision avait été prise dans le respect des règles et des valeurs de l'institution. "Le Parlement soutient la liberté artistique, mais il doit aussi veiller à ce que ses partenariats soient en adéquation avec ses principes", peut-on lire. L'institution n'a pas souhaité commenter davantage, l'affaire étant désormais entre les mains de la justice.

Un précédent inquiétant

Plusieurs associations de défense des droits culturels ont exprimé leur soutien au festival, craignant que cette affaire ne crée un précédent pour d'autres événements traitant de sujets sensibles. "C'est un signal alarmant pour tous les festivals qui abordent des questions sociales ou politiques", a commenté le président d'une fédération d'artistes.

Le tribunal de Bruxelles devrait examiner l'affaire dans les prochains mois. En attendant, le festival Mesnographies maintiendra sa programmation, prévue du 15 au 30 septembre 2026, avec ou sans le soutien du Parlement européen.

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