Les soldes d'été 2023, qui se sont achevés le 8 août après une prolongation d'une semaine, affichent un bilan décevant. Selon la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD), les ventes ont chuté de 15% par rapport à l'été précédent, une contre-performance inédite depuis la crise sanitaire.
Une météo défavorable et un pouvoir d'achat en berne
La canicule qui a frappé la France tout au long du mois de juillet a dissuadé les consommateurs de se rendre dans les magasins. «Les températures excessives ont détourné les clients des centres-villes, préférant les plages ou les piscines», explique François-Marie, délégué général de la FCD. Par ailleurs, l'inflation persistante et la baisse du pouvoir d'achat ont incité les ménages à limiter leurs dépenses. Les vêtements légers et les articles de plage ont toutefois tiré leur épingle du jeu, avec des hausses de 5% sur les maillots de bain et les sandales.
Prolongation insuffisante
Le gouvernement avait autorisé une prolongation des soldes jusqu'au 8 août, espérant relancer les achats. Mais cette mesure n'a pas inversé la tendance. «La prolongation a simplement étalé la baisse sur une période plus longue sans créer de nouveau dynamisme», note un analyste du cabinet Retail. Les commerçants indépendants sont les plus touchés, avec une baisse de 20% de leur chiffre d'affaires par rapport à 2022. Les grandes surfaces en ligne, en revanche, ont limité la casse avec une baisse limitée à 8%.
Des perspectives mitigées
Pour l'avenir, les professionnels redoutent un effet de ciseaux entre stocks élevés et demande atone. Certains appellent à repenser le calendrier des soldes pour éviter les périodes de forte chaleur. «Il est urgent d'adapter les périodes de promotion aux conditions climatiques», insiste un porte-parole du Conseil du Commerce de France. En attendant, les consommateurs pourraient bénéficier de rabais supplémentaires en septembre, alors que les commerçants cherchent à écouler leurs invendus.



