Mort d'un chien par ingestion de mort-aux-rats : son maître réclame un encadrement strict
Mort d'un chien par mort-aux-rats : le maître réclame des règles

David Wiame a perdu Lanko, son berger australien, des suites d'une ingestion de mort-aux-rats au cours d'une de leurs promenades. Aujourd'hui, il réclame un encadrement strict de la vente de ce « poison ». Trois mois après, la douleur est toujours là, vive. David Wiame ne peut évoquer son chien Lanko sans qu'à un moment, sa voix se brise. « Je ne m'en remets pas, confirme-t-il. J'étais particulièrement proche de lui. C'était mon ami, mon alter ego. Tous les ans, je partais à la montagne avec lui : on faisait des sommets ensemble. »

Un décès brutal et incompréhensible

Le 1er février 2026, Lanko, berger australien de 9 ans et demi, décédait dans une clinique vétérinaire de Périgueux (Dordogne) où il avait été admis en urgence après avoir « hurlé », « beaucoup uriné » et « vomi plusieurs fois blanc ». « Je l'ai vu s'écrouler devant moi sur la table de consultation », se souvient son maître. La cause de cette disparition brutale : une ingestion de mort-aux-rats. Selon les praticiens qui se sont occupés de lui, le pauvre canidé a dû se retrouver en contact avec le produit deux à sept jours avant d'y succomber : la présence d'anticoagulants dans sa composition lui conférait un effet différé.

Une balade fatale

Vivant sur les hauteurs de Périgueux depuis près de trois ans, David Wiame, sa femme et leurs trois enfants n'ont pas recours aux raticides. Pour eux, il est évident que leur fidèle compagnon a eu le malheur d'en absorber lors d'une de leurs promenades habituelles, « dans le quartier de l'hôpital ou le long de la voie verte, entre le centre équestre de Trélissac et le site des Amis cynophiles à Boulazac », ou bien encore « à Cornille ou du côté d'Huttopia [dans la forêt de Lanmary] ».

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« On n'accepterait pas qu'un enfant meure comme ça sans qu'il y ait une enquête », déclare David Wiame. Malgré le manque d'indices, le maître aux abois a porté plainte. Il veut trouver des réponses et réclame justice. À la recherche de témoignages, il a placardé des affiches dans les secteurs où il se promenait avec son berger australien.

Une pétition pour un encadrement strict

David Wiame a lancé une pétition prônant un encadrement strict de l'usage de la mort-aux-rats. Au début du mois de mai, elle totalisait 42 000 signatures. « Je veux alerter l'opinion publique, déclare-t-il. Pour moi, toute personne qui achète de la mort-aux-rats devrait être enregistrée, avec un numéro d'identité. Ce n'est pas n'importe quel produit : c'est du poison. »

Un produit trop accessible

Pour le Dr Philippe Goustat, vétérinaire à la clinique des Mondoux à Périgueux, le problème est clair : « La mort-aux-rats, vous la trouvez partout, dans des grandes surfaces, des jardineries, et sur plusieurs mètres de linéaire. Vous pouvez même en commander sur Internet. » Il voit régulièrement des cas d'intoxication d'animaux domestiques et soutient le combat de David Wiame pour éviter que d'autres chiens ne subissent le même sort.

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