Pour eux, la magie des Jeux a disparu. Plusieurs médaillés de la délégation polonaise lors des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, qui se sont tenus en février en Italie, n’ont en effet toujours pas touché la prime annoncée. Des sommes importantes et dépassant les 100 000 euros pour certains.
Des promesses non tenues
Parmi les victimes, les sauteurs à ski Kacper Tomasiak et Pawel Wasek. « Le virement n’est jamais arrivé », a indiqué la sœur de ce dernier au micro de la chaîne d’information polonaise TVN24. Si le Comité olympique polonais a bien versé - avec retard - les primes promises à ses médaillés (de 71 000 euros pour le bronze à 120 000 euros pour l’or), celles annoncées par l’entreprise partenaire Zondacrypto, spécialisée dans la cryptomonnaie, se font toujours attendre.
Des bonus sous forme de tokens
Ces bonus, sous forme de « tokens », sont d’un montant de 60 000 euros pour un titre olympique, de 47 000 euros pour une médaille d’argent et de 35 000 euros pour le bronze. Le jeune Kacper Tomasiak (19 ans), qui a décroché deux breloques en argent et une en bronze aux JO, devait donc percevoir environ 130 000 euros de la part du sponsor. Pawel Wasek, en argent lors de l’épreuve du saut par équipes avec Tomasiak, devait, lui, récupérer un bonus de 47 000 euros.
Menaces de poursuites
« Nous ne laisserons pas passer ça. S’il le faut, nous irons même devant les tribunaux », a averti la maman de Kacper Tomasiak aux médias polonais, indiquant que des avocats avaient déjà été saisis. Derrière ce scandale se trouve donc l’entreprise Zondacrypto qui a vu ses réserves en bitcoin fondre de 99 % en quelques mois et qui se trouve désormais au bord de la faillite.
Appels à la démission
De nombreuses fédérations sportives polonaises ont depuis demandé la démission de Radoslaw Piesiewicz, le président du comité olympique polonais à l’origine du partenariat avec Zondacrypto. Les médaillés espèrent désormais une solution rapide, faute de quoi ils saisiront la justice pour obtenir le paiement de ces primes promises.



