Gamping dans le Gard : Corinne accueille les camping-caristes chez elle
Gamping dans le Gard : Corinne accueille les camping-caristes

Pendant plus de huit ans, Corinne, une habitante de Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, a accueilli des camping-caristes sur le terrain de sa maison. Une pratique appelée « gamping », contraction de « garden » et « camping », qui consiste à stationner son véhicule aménagé chez un particulier. Pour Corinne, cette activité n'a jamais été une source de revenus : « Le gamping, ce n'est pas un business. Je ne faisais pas ça pour l'argent, mais surtout pour rencontrer des gens. » Ses gains servaient uniquement à couvrir les frais d'électricité et d'eau.

Une maison ouverte aux voyageurs

Sur le grand terrain de sa maison, de petits rondins de bois délimitent des places de parking destinées aux camping-cars. Corinne, assise derrière sa grande table à manger, explique : « Une maison, ça doit être habité, ça a besoin de vivre. » Chaque nouveau venu apportait son histoire, et les profils variaient : « J'ai eu des vacanciers, mais aussi des ingénieurs de Marcoule qui restaient ici pendant longtemps ! », témoigne-t-elle.

Lorsqu'elle recevait, le rez-de-chaussée de sa maison devenait un espace commun où elle partageait des repas avec ses invités. Une fois par semaine, elle cuisinait « des repas simples mais conviviaux », l'occasion pour tous de se réunir. Pour elle, « une maison vide, ça ne sert à rien ».

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Le gamping, une pratique réciproque

Corinne pratique aussi le gamping dans l'autre sens. Propriétaire depuis 13 ans d'un camping-car « 4, 5 tonnes, double essieu », elle a utilisé cette pratique lors de ses voyages, en passant par des sites comme Campspace, spécialisé dans le gamping, ou park4night, un guide pour camping-caristes. Aujourd'hui aguerrie, elle confie se débrouiller seule et s'arrêter en nature la plupart du temps.

Pour elle, le gamping offre un vrai contact humain : « Chez les camping-caristes, on est une vraie communauté. On a nos codes à apprendre, des gens plus ou moins puristes… Il y a souvent des petites guéguerres qui éclatent, mais au final, il y a une vraie solidarité. »

Une pratique qui évolue

Cependant, Corinne dénonce une évolution : le gamping « devient un business. Certaines personnes abusent en proposant des prix beaucoup trop élevés. Et les applications se complexifient toujours plus, oubliant l'âme du gamping. » Malgré ces réserves, elle continue de valoriser cette forme d'hospitalité qui a marqué sa vie et celle de nombreux voyageurs de passage.

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