Fin mai, Francesca Héléna Vegi-Wing et ses deux fils aînés, François-Édouard et Svensio Akau, ont été mis en examen pour les meurtres des deux militaires Jacques Pakeso et Mike Gineste, après les avoir séquestrés et dépouillés dans le Var. Ils se croyaient intouchables avant que la justice ne les rattrape. Dans un article publié dimanche 9 août, Le Parisien revient sur l'histoire de cette famille de « serial killers » accusée d'avoir séquestré et tué deux militaires, alors que d'autres victimes pourraient être associées à ces crimes.
Une famille menaçante
Samira (le prénom a été modifié), qui avait refusé de louer une parcelle de son terrain à la famille polynésienne après un mauvais ressenti, se souvient d'une famille qu'elle trouvait bizarre. « Ce sont de vrais manipulateurs. Ils font dans le banditisme moral », explique-t-elle à nos confrères, alors qu'elle était menacée par le fils Svensio et se faisait harceler par la famille pour ne pas leur avoir loué la parcelle.
Une famille déjà connue pour être dangereuse. En 2021, Sam (le prénom a été modifié), ancien serveur au bar « El Paso », raconte avoir été victime d'une agression de la part de la famille, interdite de l'établissement. Il s'est fait frapper avec un club de golf et a perdu connaissance. La patronne du bar, quant à elle, avait déposé deux plaintes après avoir reçu des menaces de mort de la part de la famille, expliquent nos confrères. Selon Sam, l'ambiance du bar était plutôt bonne. « Sauf qu'un jour, cette famille a débarqué et tout a changé », témoigne-t-il.
Le fils lâche le morceau
Placé en garde à vue fin mai, le fils Svensio avoue aux policiers le lieu où se trouvaient les corps des deux militaires disparus entre 2022 et 2023, Jacques Pakeso et Mike Gineste. Des ossements des deux militaires ont par ailleurs été identifiés, avait rapporté Var Matin. Selon l'enquête, plusieurs autres personnes ont possiblement été victimes de la famille Vegi-Wing. Un appel à témoins a par ailleurs été lancé par le parquet de Toulon.
En 2022, des chasseurs avaient retrouvé le corps d'Abderrezak Boukhlifa, 69 ans. Après sa mort, le véhicule de la victime avait été utilisé par la famille Vegi-Wing. Une enquête avait été ouverte avant d'être classée sans suite plusieurs mois plus tard.
Sept autres plaintes déposées
Selon les informations de Midi Libre, sept autres personnes avaient déposé plainte contre la famille Vegi-Wing. Ces plaintes, qui concernent des faits de menaces, de violences ou d'escroqueries, pourraient être liées à des victimes supplémentaires. Les enquêteurs n'écartent pas l'hypothèse que la famille ait pu s'en prendre à d'autres personnes avant d'être arrêtée.
Un appel à témoins lancé
Le parquet de Toulon a lancé un appel à témoins pour identifier d'éventuelles autres victimes. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si la famille a commis d'autres crimes non élucidés dans la région. Les proches des deux militaires tués, Jacques Pakeso et Mike Gineste, attendent désormais que la justice fasse toute la lumière sur ces affaires.
Une affaire qui rappelle d'autres tueurs en série
Cette affaire rappelle d'autres tueurs en série qui ont marqué la région, comme Tommy Recco, qui a ensanglanté Béziers, ou la famille Recco à Propriano, dont cinq frères et sœurs ont été tués et deux condamnés à perpétuité. La famille Vegi-Wing, elle, est décrite par les témoins comme des manipulateurs et des « bandits moraux » qui se croyaient au-dessus des lois.



