120 propriétaires piégés par un projet immobilier à Nice depuis 2022
120 propriétaires piégés par un projet immobilier à Nice

En mai 2026, soit trois ans après la date à laquelle l'immeuble aurait dû être livré, 120 propriétaires n'ont toujours pas leur logement dans le quartier du Grand Arénas à Nice. Le programme immobilier de l'Avant-Scène est à l'arrêt depuis mai 2022, après un enfoncement de terrain, laissant les acquéreurs dans le flou.

Un cauchemar financier pour les acquéreurs

Ces propriétaires pensaient avoir fait une bonne affaire en investissant dans ce projet immobilier il y a quelques années. Des logements répartis sur 36 000 mètres carrés de béton, dans le nouveau quartier du Grand Arénas à Nice. Complément de revenus pour la retraite ou résidence principale pour accueillir la famille agrandie, ces 120 copropriétaires de l'Avant-Scène se retrouvent aujourd'hui dans un bourbier financier.

"Plus de la moitié d'entre nous sommes désormais obligés de rembourser les crédits que nous avons contractés pour acheter un bien dont nous n'avons toujours pas pris possession", explique à Nice-Matin Soizic Roquier, porte-parole du collectif des acquéreurs.

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Un chantier à l'arrêt depuis 2022

À l'origine de cette situation, un enfoncement de 18 cm dans les sols meubles, en mai 2022. Depuis, le chantier est complètement à l'arrêt, alors que le projet aurait dû être livré en mai 2023. Quatre ans plus tard, les propriétaires sont dans le flou. Ils ont pourtant essayé d'avoir accès à l'expertise en cours, une demande refusée par le tribunal judiciaire de Nice, décision confirmée en appel.

"Mon mari a investi sa retraite", déplore Anne-Marie, Parisienne de 68 ans. Elle et Claude, son mari atteint de la maladie de Parkinson, avaient acheté une studette dans la résidence étudiante du programme pour la mettre en location et financer soins et maison de retraite. 100 000 euros d'économies englouties plus tard, ce couple n'a d'autre choix que de solliciter les enfants. "On se sent mis sous tutelle", confie-t-elle.

Des projets de vie suspendus

Mêmes difficultés pour un couple de Niçois ayant acheté en VEFA (vente en l'état futur d'achèvement) un T3 de 70 mètres carrés pour en faire leur résidence principale. Désormais, ils ont dû suspendre leur projet de deuxième enfant, obligés de repousser leur crédit après avoir investi 320 000 euros. "Pas le droit au moindre écart. On se sent comme mis sous tutelle", indique le père de famille.

Un combat judiciaire en cours

Le collectif de copropriétaires a mandaté deux avocates pour faire valoir leurs droits. La justice ne les reconnaît pas pour le moment comme partie prenante à la procédure en cours, car ils ont signé un contrat VEFA. Les deux avocates ont introduit un pourvoi en cassation.

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