Affaire Grégory: la mise en examen de Jacqueline Jacob examinée le 15 juillet
Affaire Grégory: décision imminente pour Jacqueline Jacob

Nouveau rebondissement dans l'une des affaires judiciaires les plus célèbres de France. La cour d'appel de Dijon examinera le 15 juillet prochain la demande d'annulation de la mise en examen de Jacqueline Jacob, grand-tante du petit Grégory, mise en examen pour association de malfaiteurs. Cette information a été révélée mercredi par le Dauphiné Libéré.

Les faits reprochés

Jacqueline Jacob, âgée de 81 ans, a été mise en examen le 24 octobre 2025. Les enquêteurs la soupçonnent d'avoir participé à l'envoi de courriers anonymes à la famille Villemin avant et après le meurtre du garçon de 4 ans, retrouvé noyé dans la Vologne le 16 octobre 1984. L'un de ces courriers contenait la phrase devenue célèbre : "Voilà ma vengeance. Pauvre con".

Les arguments de la défense

Mercredi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a entendu pendant près de deux heures les arguments des avocats de Jacqueline Jacob. Ceux-ci demandent l'annulation de la mise en examen en invoquant la prescription des faits. Selon Me Frédéric Berna, l'un des avocats de l'octogénaire, le procureur général lui-même considérerait que les faits sont prescrits.

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Un dossier marqué par les rebondissements

Cette affaire, vieille de plus de quarante ans, a connu de nombreux retournements. En 2018, la mise en examen de Jacqueline Jacob pour enlèvement et séquestration suivie de mort avait déjà été annulée pour vice de forme, tout comme celles de son mari Marcel Jacob et de Murielle Bolle. Cependant, les partisans de la poursuite des investigations estiment que de nouveaux éléments sont apparus. Une expertise réalisée en 2021 par un spécialiste suisse attribuerait notamment à Jacqueline Jacob plusieurs lettres anonymes adressées à la famille Villemin.

Les expertises ADN en cours

Les avocats des parents de Grégory, eux, estiment que la défense n'attaque pas le fond du dossier. "Cela signifie qu'elle admet le sérieux des indices graves et concordants", a déclaré Me François Saint-Pierre. L'instruction se poursuit et, selon le procureur général, plusieurs expertises ADN sont encore en cours. Elles pourraient donner lieu à de nouveaux développements dans ce dossier emblématique.

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