« Un coup de pouce pour inciter les gens à prendre le car et soutenir le pouvoir d’achat de ceux qui paient le plus lourd tribut à cette crise. » C'est ainsi que François Bonneau, président (PS) de la région Centre-Val de Loire, a présenté, ce mardi, une mesure de tarification spéciale visant à atténuer l'impact de la hausse des prix des carburants sur les usagers des transports régionaux.
Une baisse significative des abonnements
Ce dispositif, mis en place par la collectivité, prévoit une réduction de plus de 10 % du prix des abonnements de cars mensuels et annuels. Cette mesure est effective à compter de mai et devrait se poursuivre au moins jusqu'à la fin du mois de juillet.
Concrètement, le tarif mensuel départemental passe de 55,60 euros à 50 euros, tandis que l'abonnement annuel est ramené de 556 euros à 500 euros. Cette initiative s'inscrit dans une volonté de soutenir financièrement les usagers réguliers du réseau de transports Rémi.
Le réseau Rémi au cœur de la mesure
La région Centre-Val de Loire, en tant qu'autorité organisatrice, gère le réseau Rémi, qui englobe un vaste maillage de transports sur son territoire. Ce réseau comprend 150 lignes de car réparties à travers la région, ainsi que 436 circulations quotidiennes de train et près de 1.900 circuits scolaires.
Cette mesure tarifaire vise donc à encourager l'utilisation des transports en commun, tout en offrant un répit budgétaire aux habitants confrontés à l'envolée des coûts des carburants.
Contexte de flambée des prix des carburants
La décision de la région intervient dans un contexte marqué par une forte augmentation des prix des carburants. Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, les prix ont connu une hausse significative.
Le gazole a pris environ 50 centimes, tandis que l'essence SP95-E10 a augmenté d'environ 25 centimes. Selon les données remontées à un site gouvernemental par 7.341 stations-service, l'essence SP95-E10 se vendait, ce mardi, en moyenne autour de 1,979 euro le litre. Le gazole, quant à lui, atteignait une moyenne d'environ 2,227 euros le litre.
Cette situation pèse particulièrement sur le budget des ménages, justifiant ainsi l'intervention de la région pour alléger la charge financière liée aux déplacements.



