Feux de végétation : mobilisation collective pour protéger la Lozère cet été
Feux de végétation : mobilisation collective en Lozère

À l'approche de l'été, les acteurs de la Défense des forêts contre les incendies (DFCI) ont présenté leur dispositif de prévention et de lutte, jeudi 11 juin 2026, à Champerboux, sur le causse Méjean. Préfecture, Direction départementale des territoires (DDT), Office national des forêts (ONF), Parc national des Cévennes, gendarmerie, police nationale, Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) et conseil départemental de la Lozère ont détaillé leur organisation.

Un bilan 2025 préoccupant

En 2025, 46 incendies ont été recensés en Lozère, détruisant plus de 62 hectares de végétation. Une période particulièrement sensible avait été observée autour du 15 août. Parmi les causes identifiées figurent les engins agricoles, les feux en tas et les opérations d’écobuage. Plus largement, neuf incendies sur dix sont d’origine humaine.

Investigations systématiques

"La vigilance de tous est primordiale", a rappelé la sous-préfète de Florac, Valérie Fuscien, alors que les épisodes de sécheresse deviennent plus précoces et plus longs. La DDT diffuse notamment les cartes quotidiennes de risque. Son chef du service Construction, risques, énergie, forêt, Anthony Nauwelaers, a également insisté sur la recherche systématique de l’origine des sinistres. Chaque incendie important donne lieu à des investigations associant des personnels spécialement formés.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Information et répression

Pour l’ONF, cette mission de surveillance est une mission d’intérêt général confiée par l’État. Trois stations réparties sur le département permettent de mesurer la teneur en eau de la végétation à partir de prélèvements réguliers. Coordinatrice DFCI, Lisa Bescond a également présenté les patrouilles estivales d’information ainsi que les véhicules d’intervention rapide équipés d’une réserve de 600 litres d’eau pour traiter les feux naissants. Sur le terrain, les gendarmes participent entre autres à la sensibilisation contre les barbecues à risque ou le camping sauvage. "Nous informons, mais nous avons aussi le volet répression", a rappelé le commandant Éric Chazot. Les militaires sécurisent également les points de captage utilisés par les secours. Sur cette partie du causse Méjean, l’eau utilisée par les secours est notamment prélevée dans le Tarn.

Priorité aux feux naissants

Vincent Cligniez, pour le Parc national des Cévennes, a insisté sur la nécessité de limiter l’enfrichement. Il a notamment rappelé le rôle de l’agropastoralisme dans l’entretien des espaces naturels. Le colonel Bruno Doury, directeur adjoint du Sdis 48, a assuré que les moyens étaient prêts à intervenir. Deux nouveaux camions-citernes feux de forêt ont été acquis grâce au pacte capacitaire financé à 50 % par l’État. La priorité reste l’attaque rapide des départs de feu. Il a également salué "l’engagement des employeurs permettant aux sapeurs-pompiers volontaires de quitter leur travail pour intervenir". En Lozère, l’intégralité de la réponse opérationnelle repose sur le volontariat.

Vigilance de chacun

En cas d’incendie majeur, l’ensemble des partenaires peut être mobilisé sous l’autorité du préfet. "Cette capacité à agir ensemble constitue notre principale force", a martelé Anne Monteiro, directrice de cabinet du préfet et sous-préfète de Mende. Reste désormais à traverser l’été sans incident majeur. Un objectif qui repose autant sur la mobilisation des professionnels que sur la vigilance quotidienne de chacun.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale