Entre travaux et avenir du territoire : le point sur les barrages de la vallée
Nous avons récemment rendu compte de la visite du préfet sur le site du barrage de Sainte-Cécile, une occasion de faire le point sur l’avancement des travaux. Sur le barrage de Sainte-Cécile, les travaux ont d’abord consisté à réaliser des pieux sécants, de gros ancrages en béton armé et ferraillé, coulés au pied de l’ouvrage puis recouverts d’une dalle de béton. Ces pieux ont pour objectif de limiter l’érosion au pied du barrage.
Le parement aval de l’ouvrage, réalisé en béton compacté roulé (BCR), est construit en paliers afin de ralentir l’écoulement de l’eau. Le premier palier a déjà été réalisé. La méthode de construction se poursuit de manière progressive : les blocs existants sont retirés par niveaux successifs, puis remplacés par du BCR, permettant de remonter progressivement jusqu’au sommet de l’ouvrage.
Au total, le chantier mobilisera environ 58 200 m³ de BCR, 4 250 m³ de béton conventionnel et 360 tonnes d’acier. L’ensemble des matériaux est stocké sur l’aire de base vie et à la cimenterie. Entre vingt et trente ouvriers travaillent sur le site selon les besoins. La fin de la mise en place du BCR est prévue pour l’été 2027. Viendront ensuite les travaux d’étanchéité en amont, notamment avec la pose d’une membrane.
Concernant le barrage des Camboux, le doublement du débit de Sainte-Cécile (de 920 m³/s à 1 790 m³/s) entraîne une augmentation importante des contraintes sur l’ouvrage. Cela nécessite un renforcement des butées, notamment la butée droite, la reprise de la fosse aval, ainsi que la correction de divers désordres. À noter également l’installation d’un siphon permettant le passage de l’eau sans utiliser les installations classiques.
Enjeux environnementaux et attractivité
En marge des travaux, plusieurs questions de fond se posent. La première concerne l’accumulation de matériaux (limons et graviers) qui occupent désormais près de la moitié de la retenue permanente. Cette situation réduit le soutien d’étiage et dégrade fortement la qualité de l’eau en aval. Ce sujet est actuellement à l’étude par l’EPTB des Gardons, ce qui apparaît à la fois indispensable et urgent.
Se pose également la question de l’avenir du site et de son attractivité après les travaux. La zone de vie (ancienne guinguette) sera remise en état et améliorée. Mais pour rendre la vallée Longue aussi attractive que la vallée d’Anduze, il sera nécessaire de traiter durablement la question de la qualité de l’eau et de développer de nouveaux aménagements : sentiers autour des barrages, panneaux explicatifs, et équipements touristiques.
Enfin, une bonne nouvelle : la base nautique à l’arrêt en 2026 pourra à nouveau fonctionner en 2027.



