Chaque été, Bruno, propriétaire d'une maison à Mions, près de Lyon, dit vivre un « véritable enfer » en raison de la prolifération des moustiques tigres dans son jardin. Malgré les mesures prises pour limiter leur reproduction et les répulsifs utilisés, les nuisances rendent les activités extérieures difficiles. Au point que le propriétaire envisage de nouveau de vendre sa maison.
Un quotidien devenu un calvaire
Le jardin de Bruno est littéralement envahi par les moustiques. Chaque tâche à effectuer à l'extérieur, de l'étendage du linge à la tonte de la pelouse, est devenue un calvaire. Piège à moustiques, répulsif, manches longues… rien n'y fait. Selon lui, lui et ses voisins ont tout essayé pour limiter la reproduction des moustiques tigres.
« Dans le quartier, nous sommes tous vigilants, indique le propriétaire, interrogé par Le Progrès. Chez moi, vous ne trouverez aucune soucoupe sous mes pots de fleurs ni eau stagnante. J'ai même fait retirer à une voisine la coupelle qu'elle laissait sous une plante. » Sans effet.
Une vente déjà envisagée par le passé
Cette situation l'avait déjà poussé à mettre en vente sa maison il y a deux ans. Depuis, Bruno a fait machine arrière. Mais les dernières semaines pourraient bien le pousser à envisager à nouveau un déménagement.
Pour rappel, après une année 2025 record, les maladies transmises par les moustiques ont connu un début d'été 2026 nettement plus calme en France hexagonale. Au 27 juillet, cinq cas autochtones avaient été recensés, dont quatre en Occitanie : un cas de chikungunya à Saint-Amans-Soult (Tarn), deux cas de dengue à Sète et Carmaux (Tarn), ainsi qu'un cas de West Nile dans les Pyrénées-Orientales. Un autre cas de West Nile a été détecté dans les Bouches-du-Rhône le 21 juillet.
Un contraste avec 2025
La situation contraste avec 2025. Au 29 juillet, Santé publique France recensait 14 épisodes de transmission autochtone du chikungunya et cinq de dengue. Pour lutter contre le moustique tigre, il est déconseillé de lâcher des poissons dans les mares, selon les autorités sanitaires.
« Les moustiques se cachent », rappellent les spécialistes. Il y avait 55 cas fin juillet 2025, le bilan est aujourd'hui de 5 cas autochtones de dengue, chikungunya, West Nile. Bruno, lui, attend de voir si la situation s'améliore avant de prendre une décision définitive sur la vente de sa maison.



