Le tribunal judiciaire d'Alès a condamné une jeune Italienne à six mois de prison avec sursis pour un vol avec violence et une tentative de cambriolage commis le 5 août dans le Gard. Les exceptions de nullité soulevées par la défense ont été rejetées, et la prévenue a été déclarée coupable des deux faits.
Les faits de Saint-Martin-de-Valgalgues
À Saint-Martin-de-Valgalgues, la jeune femme a reconnu être entrée dans une habitation avec une autre femme dans le but de voler. Le propriétaire des lieux a réussi à maîtriser l'une des deux femmes, tandis que l'autre prenait la fuite. Lors de son interpellation, la prévenue a mordu le propriétaire à l'avant-bras et a tenté de l'atteindre avec un tournevis. Le propriétaire a obtenu trois jours d'incapacité totale de travail, et un collier appartenant à son épouse a été retrouvé sur la jeune femme.
Durant l'enquête, elle avait déclaré : « Je suis rentrée pour voler », évoquant des dettes. À l'audience, elle a toutefois estimé, par la voix de son interprète, s'être défendue. « Je suis désolée pour sa femme et ses enfants, mais pas pour lui. Il m'a attaquée, alors je me suis défendue. »
La tentative de vol contestée à Seynes
La prévenue contestait en revanche le second dossier. À Seynes, une porte-fenêtre d'une habitation avait été forcée, sans qu'aucun objet ne soit finalement dérobé. Un voisin avait aperçu deux jeunes femmes autour de la maison et avait ensuite reconnu la prévenue sur une planche photographique. « Je vous assure que ce n'était pas moi », a-t-elle répété à la barre.
La défense a notamment insisté sur les incertitudes concernant les horaires et l'identification. « Un témoin naturellement peut se tromper », a plaidé son avocate, évoquant également les différences entre les descriptions des deux femmes dans les deux dossiers. Son avocate, Me Sophie Bonnaud, avait par ailleurs soulevé des exceptions de nullité concernant l'utilisation de la reconnaissance faciale et l'absence d'interprète à certains moments de la procédure.
Décision du tribunal et conséquences
Le parquet a demandé leur rejet, estimant que les enquêteurs avaient pu procéder aux vérifications d'identité avant de faire intervenir une interprète. Le tribunal a finalement rejeté les exceptions de nullité et déclaré la jeune femme coupable des deux faits. Elle a été condamnée à six mois d'emprisonnement avec sursis simple et à une interdiction de paraître dans le Gard pendant trois ans.
Les constitutions de partie civile ont été reçues. Les intérêts civils seront examinés en janvier 2027.



