Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a adressé un télégramme aux préfets et aux responsables de la sécurité pour exiger une « vigilance maximale » à l'approche des principales fêtes religieuses du mois de mai. Cette décision intervient dans un contexte de menace terroriste jugée élevée, marqué par des tensions internationales et une récente attaque au couteau à Londres.
Un calendrier religieux chargé sous haute surveillance
Les fêtes concernées sont l'Ascension (14 mai) et la Pentecôte (24 mai) pour les chrétiens, Chavouot (du 21 au 23 mai) pour la communauté juive, et l'Aïd al-Adha (entre le 26 et le 30 mai) pour les musulmans. Le ministre rappelle que ces événements « interviennent dans un contexte de menace élevée », en raison du « niveau persistant de la menace terroriste » conjugué « aux tensions internationales actuelles ». L'attaque au couteau survenue récemment à Londres est citée comme une illustration de cette menace.
Un dispositif de sécurité renforcé
Pour faire face à ces risques, Laurent Nuñez a exigé « le maintien d'une vigilance maximale », en particulier à l'égard des rassemblements et des lieux à caractère religieux. Il a demandé une « vigilance renforcée » sur les sites les plus sensibles, avec une « présence visible » des forces de l'ordre, et de « mobiliser les services de renseignement afin d'anticiper toute menace à l'ordre public ».
Le télégramme détaille également les chiffres des actes antireligieux enregistrés en 2025. On dénombre 1 320 actes antisémites, en baisse de 16 % par rapport à l'année précédente, mais qui « demeurent à un niveau élevé depuis le 7 octobre 2023 », souligne le ministre. Ces actes représentent 53 % de l'ensemble des faits antireligieux. Par ailleurs, 843 actes antichrétiens ont été recensés, en hausse de 9 % par rapport à 2024, et 326 actes antimusulmans, en progression de 88 %. Ces chiffres témoignent d'une tension persistante autour des lieux de culte et des communautés religieuses en France.



