Associations : 2 300 enfants à la rue, le gouvernement pressé d'agir
2 300 enfants à la rue : les associations pressent l'État

Alors que 2 300 enfants dorment toujours dans la rue, les associations pressent le gouvernement d'agir. Dans un communiqué commun, elles dénoncent « une incapacité politique à tenir la promesse qui a été faite ». Cette promesse, c'est celle de ne laisser aucun enfant sans solution d'hébergement, un engagement réaffirmé à plusieurs reprises par l'exécutif.

Un constat alarmant : 2 300 enfants sans abri

Le chiffre, avancé par les associations, est sans appel : 2 300 enfants sont actuellement sans domicile fixe. Ce décompte, réalisé à partir des appels au 115 et des maraudes, illustre l'ampleur de la crise. « Nous constatons une incapacité politique à tenir la promesse qui a été faite », insistent les signataires, qui pointent du doigt le manque de places d'hébergement et les difficultés d'accès au dispositif.

Les associations, parmi lesquelles figurent des acteurs historiques de la lutte contre le mal-logement, rappellent que cette situation n'est pas nouvelle. Elles avaient déjà tiré la sonnette d'alarme à plusieurs reprises, notamment lors des vagues de froid. Mais cette fois, elles exigent des actes concrets, et non de simples déclarations d'intention.

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Des solutions immédiates réclamées par les associations

Face à cette situation, les associations demandent au gouvernement de prendre des mesures d'urgence. Elles réclament notamment l'ouverture de places supplémentaires dans les centres d'hébergement d'urgence, ainsi qu'un meilleur accès aux informations sur les places disponibles. Elles souhaitent également que l'État assume pleinement sa responsabilité en matière d'hébergement, en appliquant la loi qui garantit un hébergement à toute personne sans abri.

« Il est inacceptable qu'en 2026, des enfants dorment encore dans la rue », martèlent les associations. Elles appellent à une mobilisation générale, tant des pouvoirs publics que de la société civile. Selon elles, la solution passe par une augmentation significative des capacités d'hébergement, mais aussi par des politiques de prévention pour éviter que des familles ne se retrouvent à la rue.

Un appel à la responsabilité politique

Les associations interpellent directement le gouvernement, qui a fait de la lutte contre le sans-abrisme une priorité affichée. Elles dénoncent un écart entre les discours et la réalité du terrain. « La promesse a été faite, mais elle n'est pas tenue », soulignent-elles, en appelant à une prise de conscience politique.

Cette pression intervient alors que le gouvernement prépare son budget pour l'année prochaine. Les associations espèrent que des crédits supplémentaires seront alloués à l'hébergement d'urgence, afin de répondre à l'urgence de la situation. Elles promettent de rester mobilisées et de surveiller de près les décisions du gouvernement.

En attendant, les 2 300 enfants à la rue restent la priorité absolue. Les associations rappellent que chaque nuit passée dehors est une nuit de trop, et que des vies sont en jeu. Elles appellent à une action immédiate, avant que la situation ne se dégrade davantage.

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