Les députés écologistes, réunis au sein du Groupe Écologiste et social (GES), dévoilent ce mardi 23 juin 2026 à l'Assemblée nationale une quinzaine de propositions de loi destinées à répondre aux conséquences des fortes chaleurs. Alors que plus d'une cinquantaine de départements sont placés en vigilance rouge canicule, ces mesures visent à poser les bases d'une adaptation durable face à l'urgence climatique. Selon Le Parisien, elles s'inscrivent dans un "livret canicule" renouvelable.
Un congé climatique de cinq jours pour les travailleurs exposés
Inspirée de l'exemple espagnol, la première proposition prévoit la création d'un congé climatique de cinq jours par an, sans perte de salaire. Ce dispositif s'adresse aux travailleurs les plus exposés aux événements extrêmes tels que les canicules de niveau rouge, les éboulements ou les inondations. Il bénéficie également aux parents contraints de rester chez eux en raison de la fermeture des écoles due aux fortes chaleurs.
Lutter contre les logements bouilloires
Les députés entendent renforcer la lutte contre les "logements bouilloires", ces habitations qui surchauffent durant les épisodes caniculaires. Une mesure clé permet aux locataires d'exiger de leurs bailleurs l'installation de protections solaires extérieures, comme des stores ou des volets, pour limiter la surchauffe. Le mois dernier, le groupe avait déjà obtenu, via un amendement, de faciliter ces travaux en copropriété en les rendant éligibles aux prêts collectifs et en simplifiant leur autorisation en assemblée générale.
Un droit à la fraîcheur pour les locataires
En période de canicule, les locataires pourront exiger de leur propriétaire ou bailleur de rendre "tout logement ou en partie des logements frais", précise Sabrina Sebaih, députée des Hauts-de-Seine. Cette disposition vise à garantir un minimum de confort thermique durant les épisodes de chaleur extrême.
Encadrement des températures dans les établissements scolaires
Les députés proposent également d'encadrer strictement les températures dans les écoles et universités. Les activités seraient interdites lorsque la température dépasse 30 degrés Celsius ou descend en dessous de 16 degrés. Cette mesure s'accompagne d'une incitation à "l'école dehors", favorisant le contact avec la nature et renforçant la place de la transition écologique dans l'éducation.



