La vague de chaleur qui frappe la France depuis plusieurs jours continue de s'intensifier. Ce mardi 23 juin 2026, Météo-France a placé 45 départements en vigilance orange canicule, et les températures pourraient atteindre des niveaux historiques. Selon les prévisions, des records absolus de température pourraient être battus dans plusieurs grandes villes, notamment à Lyon, Bordeaux et Toulouse.
Des records historiques en vue
Les prévisions de Météo-France indiquent que le mercure pourrait grimper jusqu'à 42°C dans le Sud-Ouest et 40°C dans la vallée du Rhône. À Lyon, le record absolu de 40,1°C datant de 2003 pourrait être dépassé. À Bordeaux, le record de 41,2°C établi en 2019 est également menacé. « Nous sommes dans une situation exceptionnelle, avec une masse d'air très chaude venue du Sahara qui stagne sur le pays », explique un météorologue de Météo-France.
Conséquences sanitaires et mesures d'urgence
Les autorités sanitaires appellent à la plus grande vigilance. Le ministère de la Santé a activé le niveau 3 du plan canicule, déclenchant des mesures spécifiques dans les départements concernés. Des points d'eau sont mis à disposition dans les lieux publics, et les horaires d'ouverture des parcs sont prolongés. Les personnes âgées et les enfants sont particulièrement vulnérables. « Il est impératif de s'hydrater régulièrement et d'éviter les sorties aux heures les plus chaudes », rappelle le ministère.
Impact sur les transports et l'énergie
La SNCF a annoncé des perturbations sur certaines lignes ferroviaires en raison du risque de dilatation des rails. Des trains à grande vitesse circuleront à vitesse réduite dans le Sud-Est. Par ailleurs, RTE, le gestionnaire du réseau électrique, a lancé un appel à la sobriété énergétique pour éviter les coupures, la demande de climatisation faisant exploser la consommation. « Nous pourrions atteindre un pic de consommation inédit pour un mois de juin », prévient un porte-parole de RTE.
Un phénomène amplifié par le changement climatique
Les scientifiques rappellent que ces épisodes de chaleur extrême sont rendus plus fréquents et plus intenses par le réchauffement climatique. « Ce type de canicule était autrefois exceptionnel, mais il deviendra plus courant si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites », alerte un climatologue du CNRS. La France a déjà connu une canicule précoce en juin 2022, mais celle-ci pourrait être encore plus sévère.



