Gabriel Attal a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 lors d'un déplacement à Mur-de-Barrez, en Aveyron, le vendredi 22 mai 2026. Dans une interview exclusive, l'ancien Premier ministre dévoile les grandes lignes de son projet et ses priorités, qu'il nomme les « chantiers capitaux » : l'école, les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle.
Une candidature ancrée sur le terrain
Attal justifie son choix de se déclarer dans un petit village : « Je ne me voyais pas annoncer ma candidature autre part qu'au milieu des Français. C'est une prise de risque et moins commode que sur un plateau de télévision. » Il refuse de se laisser enfermer dans une étiquette politique et se revendique du dépassement.
Les quatre priorités du candidat
Le candidat détaille ses quatre chantiers capitaux. D'abord, l'école : il promet des décrets dès son élection pour la rentrée 2027, avec le rétablissement du brevet obligatoire et l'intégration de l'IA dans les programmes. Ensuite, les salaires : il veut réduire l'écart entre le brut et le net via une réforme de l'assurance chômage et des économies sur les dépenses sociales. Pour les frontières, il propose des quotas d'immigration avec un système à points. Enfin, sur l'IA, il ambitionne de faire de la France la première nation européenne en formant 20 millions de salariés.
Une compétition apaisée avec Édouard Philippe
Interrogé sur son rival Édouard Philippe, Attal assure vouloir une « compétition apaisée » et prévient que les Français ne pardonneraient pas une guerre entre eux. Il confirme également qu'il dissoudra l'Assemblée nationale s'il est élu.
Sur la question de la GPA, il est constant : le débat existe et ne doit pas être occulté. Il défend aussi la liberté de vote sur les sujets bioéthiques. Enfin, il écarte une baisse de la TVA sur le carburant, privilégiant des soutiens ciblés et l'électrification à long terme.



