L'ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a rempli un stade à São Paulo ce dimanche pour officialiser sa candidature à un quatrième mandat présidentiel, lors d'un meeting organisé par son parti, le Parti des travailleurs (PT). Selon les organisateurs, environ 100 000 personnes ont participé à l'événement, un chiffre qui témoigne de la popularité persistante de Lula malgré ses démêlés judiciaires.
Une annonce très attendue
Devant une foule immense, Lula a déclaré : « Je suis candidat à la présidence de la République pour la quatrième fois. » Cette annonce, bien que largement anticipée, marque une étape cruciale dans la course à l'élection présidentielle prévue en octobre 2026. Lula, qui a dirigé le Brésil de 2003 à 2010, cherche à reconquérir le pouvoir après avoir été élu en 2022 face à Jair Bolsonaro.
Des obstacles judiciaires à surmonter
Cependant, sa candidature est entachée par plusieurs affaires judiciaires. Lula a été condamné en 2017 dans le cadre de l'opération Lava Jato, mais sa condamnation a été annulée en 2021 par la Cour suprême pour vice de procédure. Depuis, il a retrouvé ses droits politiques, mais de nouvelles enquêtes pourraient menacer sa candidature. Les juges devront statuer sur sa recevabilité, un processus qui pourrait être long et complexe.
Un soutien populaire indéniable
Le meeting de São Paulo a rassemblé des syndicalistes, des mouvements sociaux et des célébrités, démontrant que Lula reste une figure centrale de la politique brésilienne. « Lula représente l'espoir pour des millions de Brésiliens », a affirmé une participante, Maria da Silva, 45 ans, venue de la périphérie de la ville. Les sondages récents le placent en tête des intentions de vote, avec environ 40 % des suffrages, loin devant ses adversaires potentiels.
Cette candidature intervient dans un contexte économique difficile pour le Brésil, avec une inflation élevée et une croissance atone. Lula promet de relancer l'économie, de créer des emplois et de lutter contre les inégalités, des thèmes qui résonnent auprès des électeurs les plus modestes. La suite dépendra désormais de la décision des tribunaux et de la campagne électorale qui s'annonce mouvementée.



