L'ancien Premier ministre Gabriel Attal a annoncé qu'il prendrait la parole dans les prochains jours concernant ses intentions pour l'élection présidentielle. Interrogé en marge d'un déplacement à Colmar, où il était venu réaffirmer son soutien à la proposition de loi visant à sortir l'Alsace de la région Grand Est, l'ancien Premier ministre a d'abord répondu qu'il n'était « pas là pour ça ce soir ». Mais il a ensuite précisé : « J'ai l'honneur d'avoir reçu une forme d'appel et de soutien de mon parti politique, Renaissance, qui a voté dans son conseil national pour que le secrétaire général que je suis puisse être candidat à l'élection présidentielle. »
Gabriel Attal a également souligné que « dimanche dernier, 500 maires et élus locaux ont signé un appel aussi en ce sens. Donc, évidemment, j'aurai à m'exprimer sur le sujet dans les prochains jours. »
Appel de 500 élus
Gabriel Attal, 37 ans, a accéléré sa campagne avec une série de déplacements depuis la sortie de son livre fin avril, et son parti Renaissance l'a appelé à se déclarer officiellement. Il doit tenir un meeting à Paris le 30 mai. Dans une tribune publiée le week-end dernier par « La Tribune Dimanche », quelque 500 élus locaux, dont le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier ou le maire de Bordeaux Thomas Cazenave, l'ont appelé à se porter candidat. Les élus signataires estiment que l'élection présidentielle de 2027 sera un « moment de bascule » lors duquel ils refusent « de voir la France livrée aux défaitistes », et que Gabriel Attal est « la personne dont notre pays a besoin ».
« Je ne crois pas au sauveur suprême »
Interrogée ce mercredi, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet a déclaré qu'elle n'ira pas au meeting de lancement de campagne présidentielle du président de son parti Gabriel Attal prévu le 30 mai, déplorant « les aventures personnelles » et le manque de mixité chez les dirigeants politiques. « Je n'irai ni au meeting de Gabriel Attal, ni au meeting d'Édouard Philippe, ni au meeting de quelque membre de la majorité que ce soit, puisque je considère que la question aujourd'hui, ce n'est pas de se lancer chacun dans une aventure personnelle », a-t-elle déclaré. « Je ne crois pas au sauveur suprême. Je ne pense pas que parce qu'il y aura un président de la République élu, tous les problèmes de notre pays vont être résolus. Il faut travailler en collectif, prendre les idées de plusieurs personnes et pas se dire que tout seul on a raison sur tout », a jugé Yaël Braun-Pivet. « Le pays serait mieux dirigé s'il était dirigé en mixité. Lorsque l'on voit ceux qui prennent les décisions dans notre pays, c'est quasiment 100 % d'hommes, ça ne va pas », a-t-elle critiqué.



