Primaire à gauche : cinq épisodes pour un enterrement
Primaire à gauche : cinq épisodes pour un enterrement

La primaire de la gauche, censée désigner le candidat à l'élection présidentielle, s'est achevée prématurément. Benoît Hamon, arrivé troisième avec 18,3 % des suffrages, a été éliminé dès le premier tour. Ce scrutin, marqué par une faible participation, a enterré les espoirs de la gauche de peser dans la course à l'Élysée.

Un démarrage sous tension

Dès l'annonce de la primaire, les tensions étaient palpables. Les sept candidats, allant de Manuel Valls à Arnaud Montebourg, peinaient à trouver un terrain d'entente. Les débats, souvent houleux, ont révélé des fractures profondes au sein de la gauche. Selon un sondage Ifop, 62 % des électeurs de gauche jugeaient cette primaire « inutile ».

La chute de Hamon

Benoît Hamon, pourtant donné favori dans les sondages, a vu sa campagne s'effondrer. Ses propositions, comme le revenu universel, n'ont pas convaincu. « Je suis déçu, mais je reste fidèle à mes idées », a-t-il déclaré après sa défaite. Son score de 18,3 % a été un choc pour son équipe.

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Une participation historiquement basse

Seuls 1,2 million d'électeurs se sont déplacés, soit 4 % des inscrits. C'est bien moins que les 2,7 millions de 2011. Cette désaffection témoigne du désamour des Français pour la gauche. « La primaire a été un échec cuisant », analyse le politologue Jean-Yves Dormagen.

Le duel Valls-Montebourg

Manuel Valls et Arnaud Montebourg se sont affrontés dans un duel fratricide. Valls, avec 24,5 %, a devancé Montebourg (21,8 %). Mais aucun n'a réussi à rassembler au-delà de leur base. Le second tour, s'il avait eu lieu, aurait été incertain.

Les conséquences pour la gauche

Cette primaire a laissé la gauche exsangue. Les divisions internes et l'absence de leader clair compromettent ses chances pour la présidentielle. « La gauche a besoin de se reconstruire », a reconnu un cadre du PS. L'avenir s'annonce sombre pour ce camp politique.

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