La France insoumise (LFI) a officialisé, mardi 25 août, sa liste pour les élections sénatoriales dans le Gard, menée par l'élu viganais Jean-Baptiste Thibaud. Lors d'une conférence de presse tenue au Café Olive à Nîmes, le parti a affiché son opposition à la « vieille gauche institutionnelle » et a martelé que « plus rien n'est possible » avec le Parti socialiste (PS).
Une liste ancrée à gauche et en rupture avec le PS
Charles Menard, coordinateur LFI de la campagne pour le Gard, a ouvert la conférence en regrettant de ne pas avoir pu investir les Jardins de la Fontaine : « On aurait voulu faire la conférence de presse aux Jardins de la Fontaine, mais ils n'ont pas voulu de nous... ». C'est donc dans la salle du premier étage du Café Olive, où Pascal Dupretz avait présenté sa candidature aux municipales nîmoises quelques mois plus tôt, que la présentation a eu lieu.
D'emblée, Charles Menard a tenu à clarifier la position de son parti : « La France insoumise tend la main à ses partenaires de gauche pour essayer de faire quelque chose en commun. On a fait la Nupes, on a fait le Nouveau front populaire... ». Mais si le Parti communiste (PC) et les Verts restent des partenaires potentiels, le PS est explicitement exclu : « avec le PS, plus rien n'est possible. C'est grâce aux socialistes que le gouvernement Lecornu se maintient. »
La liste menée par Denis Bouad (PS), qui inclut des membres du Parti communiste, est vivement critiquée. « Le PC a préféré continuer de faire sa tambouille peu reluisante avec le PS, regrette Charles Menard. On en prend acte ! […] La vieille gauche institutionnelle n'a qu'une ambition : se maintenir ! »
Une équipe de cinq candidats engagés pour l'écologie
La liste LFI est conduite par Jean-Baptiste Thibaud, élu au Vigan comme adjoint délégué à la politique culturelle. Cet ingénieur agronome retraité, ancien chercheur en biologie au CNRS, assume pleinement cet engagement : « Franchement, être sénateur n'était pas mon projet personnel. Mais maintenant, j'y suis. On y va avec la conviction de porter un message, un projet de gauche et un projet écologique. Il est évident que l'écologie est l'axe central du projet politique porté par LFI. »
À ses côtés figurent Marie-Pierre Vaselli, conseillère municipale à Sauveterre et gestionnaire d'assurance à la retraite ; Xavier Segura, conseiller municipal délégué à la jeunesse et au sport à Montaren ; Christophe Clément, éducateur au Ministère de la Justice et élu à Sommières ; et Audrey Bonnet, ingénieure agronome alésienne.
Des priorités pour les collectivités et les petites communes
Parmi les objectifs dévoilés par les candidats : redonner des moyens aux collectivités, au SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) et à l'ONF (Office national des forêts). Ils ont également évoqué la volonté de retravailler la loi Zan (zéro artificialisation nette) afin qu'elle soit « plus juste avec les petites communes n'ayant pas fait de travaux récents ».
Conscients des difficultés, les candidats ont tempéré leurs ambitions : « On ne se fait pas beaucoup d'illusion. Les grands électeurs vont subir un certain nombre de pressions pour "bien" voter. […] Mais on a quand même une chance », ont-ils souligné. La réponse des grands électeurs est attendue le 27 septembre.



