Anasse Kazib candidat à la présidentielle 2027 pour la troisième fois
Anasse Kazib candidat à la présidentielle 2027 pour la 3e fois

Le militant trotskiste Anasse Kazib a officiellement annoncé, le 21 juin 2026, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. C'est la troisième fois que ce cheminot de 42 ans, figure de l'extrême gauche, tente l'aventure présidentielle, après 2017 et 2022.

Une candidature portée par un collectif

Contrairement aux précédentes campagnes, Kazib se présente cette fois-ci sous la bannière d'un collectif baptisé « Pour une candidature populaire et citoyenne ». Ce collectif, qui réunit des militants syndicaux et associatifs, affirme avoir déjà recueilli plusieurs milliers de signatures de soutien citoyen, bien que les 500 parrainages d'élus restent un obstacle majeur.

« Nous voulons construire une campagne qui ne soit pas celle d'un homme, mais celle d'un mouvement social », a déclaré Kazib lors d'une conférence de presse à Paris. Il a précisé que son programme s'articulera autour de la défense des services publics, de la hausse des salaires et de la transition écologique.

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Un parcours politique ancré à l'extrême gauche

Anasse Kazib est une figure connue des milieux militants. Syndicaliste à la CGT, il s'est fait remarquer lors de la grève contre la réforme des retraites en 2023. Il est membre du Parti ouvrier indépendant (POI) et se réclame du trotskisme. En 2022, il avait recueilli 0,34 % des voix au premier tour, soit environ 84 000 suffrages.

« Cette fois, nous visons plus haut. Nous voulons porter la voix des invisibles, ceux qui souffrent de la précarité et des inégalités. Le système politique actuel est verrouillé par les banques et les grands groupes », a-t-il ajouté.

Un défi de taille : les parrainages

Le principal obstacle pour Kazib reste l'obtention des 500 parrainages d'élus, nécessaires pour valider la candidature. En 2022, il n'en avait réuni que 450. Le collectif citoyen espère cette fois mobiliser les maires ruraux et les conseillers municipaux, souvent plus sensibles aux thèmes de la justice sociale.

« Nous allons multiplier les rencontres dans les petites communes. Nous savons que c'est difficile, mais nous avons confiance en notre capacité à convaincre », a assuré un porte-parole du collectif. Selon lui, une centaine de maires se sont déjà engagés à parrainer la candidature.

Un appel à l'unité de la gauche radicale

Kazib a également lancé un appel à l'unité des forces de gauche radicale, notamment à La France insoumise et au Parti communiste, pour éviter une dispersion des voix. « L'heure est à la construction d'un front commun contre la politique d'austérité et le racisme », a-t-il insisté.

Cette candidature s'inscrit dans un contexte où plusieurs figures de la gauche radicale, comme Jean-Luc Mélenchon ou Philippe Poutou, n'ont pas encore annoncé leurs intentions. Kazib espère capitaliser sur le mécontentement social pour créer une dynamique.

Une campagne atypique et militante

Le collectif prévoit une campagne de proximité, avec des meetings dans les gares, les marchés et les quartiers populaires. « Nous n'avons pas les moyens des grands partis, mais nous avons la force du militantisme », a conclu Kazib.

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