Affaire Lyhanna : dysfonctionnements et erreurs individuelles confirmés
Affaire Lyhanna : dysfonctionnements et erreurs individuelles

Les rapports des inspections générales de la gendarmerie et de la justice sur l'affaire Lyhanna, rendus publics lundi 22 juin 2026, confirment des « dysfonctionnements » et des « erreurs individuelles » dans le traitement d'une plainte pour viols sur mineur déposée en août 2025. Cette plainte visait Jérôme Barella, qui est depuis mis en cause dans l'enlèvement et le meurtre de Lyhanna, une fillette de 11 ans.

Des défaillances graves mais pas de manque de moyens

Selon des sources concordantes citées par l'AFP, les inspections ne mettent pas en avant un manque de moyens, mais pointent des défaillances graves et des erreurs individuelles. Ce constat avait déjà été dressé par les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, dès le début de l'affaire. Les rapports, qui ne contiennent pas de révélations majeures, permettent toutefois de « comprendre l'incompréhensible », selon l'une des sources.

Une plainte ballottée entre Toulouse et Auch

La plainte pour viols, déposée par la mère de la petite Rosa à Toulouse, désignait Jérôme Barella comme l'auteur. Elle a d'abord été confiée à des gendarmes de Haute-Garonne, puis transmise au parquet d'Auch (Gers), les faits ayant eu lieu au domicile du mis en cause. Les rapports révèlent que cette plainte a fait un nouvel aller-retour entre Auch et Toulouse, après avoir été transmise par courrier.

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Le dernier acte connu est une nouvelle audition de la mère de Rosa par les gendarmes de la brigade de Lectoure, suivie d'un contact avec le parquet d'Auch le 14 février 2026. Ensuite, plus aucune action n'a été entreprise. Jérôme Barella n'a été ni entendu ni placé en garde à vue, jusqu'à ce qu'il soit mis en cause dans l'enlèvement et la séquestration de Lyhanna.

Le corps de Lyhanna retrouvé dans un silo

Le corps de Lyhanna a été retrouvé dans le silo d'une entreprise agricole désaffectée. Les premiers résultats de l'autopsie ont conclu qu'elle avait été violée, et des traces d'ADN de Jérôme Barella ont été découvertes sur son corps. L'affaire a suscité une vive émotion et des rassemblements en hommage à la fillette, notamment place Vendôme à Paris.

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