Depuis janvier 2026, le Lot-et-Garonne compte à nouveau trois délégués bénévoles du Défenseur des droits. Ce renfort permet d'envisager une année aussi active que 2025, durant laquelle 726 dossiers ont été traités, dont 565 pour des dysfonctionnements des services publics. Les points d'accueil sont répartis sur le département.
Des permanences dans tout le département
À Villeneuve-sur-Lot, les permanences ont lieu les jeudis au point Justice du 6, rue du général-Blaniac, sauf le troisième jeudi du mois où elles se déroulent à la mairie de Fumel. Contact : 05 53 71 47 27 ou jose.balancho@defenseurdesdroits.fr.
À Marmande, les mardis et jeudis après-midi à la Maison des Marmandais, 106 avenue Christian-Baylac. Contact : 07 89 29 38 78 ou chantal.couzineau@defenseurdesdroits.fr.
À Agen, les mercredis après-midi à la Maison pour tous de la Masse, rue Blaise-de-Montluc, et les jeudis matin à la MPT Saint-Exupéry, rue Louis-Lavelle. Contact : 06 25 25 00 56 ou alain.rabot@defenseurdesdroits.fr.
Près de 80 % des dossiers liés aux services publics
Selon le rapport d'activité 2025, près de 80 % des dossiers traités par les délégués lot-et-garonnais concernent des dysfonctionnements des services publics. L'institution indépendante, qui veille à la défense des droits et des libertés individuelles, voit son principal domaine de compétences conforté. L'activité reste stable et ne semble pas près de diminuer.
« Il y a de moins en moins de personnes à l'accueil des administrations, les démarches en ligne se généralisent », observe Alain Rabot, nouveau délégué agenais. Il complète le trio formé par Chantal Couzineau (Marmande) et José Balancho (Villeneuve-sur-Lot).
Des profils variés pour une mission commune
Alain Rabot est juriste de formation, ancien dirigeant d'un cabinet de propriété intellectuelle et chargé d'enseignement à Bordeaux-Montaigne pendant vingt ans. Ses premiers mois d'intervention montrent une prépondérance de dossiers liés au droit des étrangers, notamment pour des questions de titres de séjour. « Là aussi, les dépôts se font en ligne désormais. Les dossiers sont complexes, il y a des délais, des recours… »
Les questions liées aux placements d'enfants, aux relations avec la Caisse d'allocations familiales ou France Travail occupent également ces trois bénévoles. Ils bénéficient de contacts directs et privilégiés avec ces interlocuteurs parfois jugés inaccessibles.
Une médiation gratuite et accessible
« Nous intervenons dans une démarche de médiation, de partenariat », précise Chantal Couzineau. « Surtout, complète José Balancho, nous disposons de temps et nous recevons physiquement. Et gratuitement. » Une approche qui répond aux besoins des citoyens confrontés à la dématérialisation des services publics.



