Un collectif de 18 agences publiques, dont Santé publique France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et l'Agence de la transition écologique (Ademe), a annoncé une journée de mobilisation le 2 juillet 2026. Les agents sont appelés à faire grève et à manifester pour protester contre les réductions budgétaires imposées par le gouvernement.
Des coupes budgétaires jugées insoutenables
Selon le collectif, les budgets de ces établissements ont été réduits de 15% en moyenne depuis 2023, menaçant leurs missions de service public. « Nous ne pouvons plus assurer nos missions dans des conditions acceptables », a déclaré un porte-parole du collectif. Les agences concernées couvrent des domaines variés : santé, environnement, recherche, sécurité sanitaire, etc.
Une mobilisation inédite
Cette mobilisation est la première du genre pour ces établissements, habituellement discrets. Les syndicats estiment que plusieurs milliers d'agents pourraient participer. Des rassemblements sont prévus à Paris et dans plusieurs métropoles régionales. Le collectif réclame un retour à un financement stable et prévisible.
Le gouvernement défend son budget
Le ministère de l'Économie a répondu que les coupes sont nécessaires pour réduire le déficit public. « Nous devons faire des choix, mais nous veillons à préserver les missions essentielles », a-t-il indiqué. Les directeurs des agences, nommés par l'État, sont dans une position délicate, tiraillés entre les instructions gouvernementales et la colère des agents.



