Polémique au Plan-de-la-Tour : dépôt de gerbe contesté lors du 8-mai
Polémique au Plan-de-la-Tour : dépôt de gerbe contesté

Une nouvelle controverse autour des commémorations du 8 mai

Les commémorations du 8 mai continuent de susciter des remous dans le Golfe de Saint-Tropez. Après l'incident de Ramatuelle où un chant allemand a perturbé la cérémonie, c'est au Plan-de-la-Tour qu'une nouvelle polémique a éclaté. Lors du conseil municipal du mardi 12 mai, le conseiller de la minorité Jean-Marc Géry a vivement critiqué la gestion protocolaire de la cérémonie, pointant du doigt un dépôt de gerbe effectué par une personne non autorisée selon lui.

Le protocole au cœur du débat

Jean-Marc Géry a rappelé l'importance de l'ordre protocolaire lors des hommages rendus à la nation. « L'ordre protocolaire a une importance capitale car c'est lui qui définit le positionnement, a-t-il déclaré. Concernant le dépôt de gerbe, il doit être limité aux seules autorités publiques ainsi qu'aux organisations d'anciens combattants afin de conserver le caractère unanime et non partisan de l'hommage. » Il a ensuite affirmé que l'une de ces gerbes avait été déposée par une personne non habilitée, provoquant l'incompréhension de la majorité.

L'adjointe Corinne Bez, en charge des célébrations, a demandé des précisions : « Sur le fond, le protocole est toujours respecté, donc quelle est cette personne ? » Jean-Marc Géry a répondu sans détour : « C'est Madame Fournier-Neri. » L'ancienne adjointe au maire sous Florence Lanliard et conseillère d'opposition sous Laurent Giubergia avait déposé une gerbe aux côtés du conseiller départemental Philippe Leonelli.

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Justifications et accusations

Corinne Bez a tenté de justifier cet acte en expliquant que Christiane Fournier-Neri est adjointe au maire honoraire, un titre qui, selon elle, lui confère le droit de participer à cet hommage. « Nous avons fait un geste car elle est adjointe au maire honoraire », a-t-elle contextualisé. Une explication que Jean-Marc Géry a jugée inacceptable, affirmant que ce poste n'existe pas et que le monument aux morts n'est pas une « cour de récréation » où l'on invite ses amis politiques. « Ce n'est pas le lieu, ni une cour de récréation où on invite les amis qui nous ont aidés pendant la campagne... », a-t-il asséné, rappelant que son grand-père paternel est mort au combat, ce qui rend ce lieu particulièrement sacré à ses yeux.

Ces propos ont provoqué une réaction vive de Corinne Bez, qui s'est levée de sa chaise pour répondre : « Il n'est pas question de cours de récréation ! » Le maire Alexandre Latil est également intervenu, dénonçant une politisation du monument aux morts : « Vous mêlez la politique au monument aux morts, vous allez loin. Quand on mène les enfants du conseil municipal, vous trouvez aussi cela scandaleux ? » Jean-Marc Géry a répondu que la situation était différente car les enfants étaient placés en seconde ligne, respectant ainsi les rangs.

Un échange tendu mais apaisé

Corinne Bez a défendu son action en affirmant qu'elle respecte scrupuleusement le protocole depuis sept ans, en accordant une grande importance au placement des majors, brigadiers et pompiers. « J'ai toujours respecté le protocole depuis sept ans et je continuerai de le respecter », a-t-elle insisté. L'opposant Thierry Réveillon a finalement détendu l'atmosphère en complimentant la beauté de la gerbe, mettant fin à l'échange sur une note plus légère.

Rappel : l'incident de Ramatuelle

Cette polémique fait suite à un autre incident survenu à Ramatuelle lors de la même cérémonie. La diffusion d'un chant allemand pendant le Chant des Partisans a semé la confusion parmi l'assistance. Il s'agissait en réalité d'une version interprétée par Yves Montand, intégrant des sons germaniques pour renforcer le message contre la barbarie de la guerre. L'élu Alexandre Surle, porte-drapeau lors de la cérémonie, a expliqué qu'il s'agissait d'une version très longue et peu connue, diffusée pour la première fois à Ramatuelle. Par ailleurs, l'ancien marin Jean-Charles Meyer a regretté que le discours de la ministre des Armées n'ait évoqué que le sous-marin Casabianca, oubliant d'autres équipages ayant refusé de se saborder, comme ceux des Vénus, Marsouin, Iris et le Glorieux.

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