La première arène tauromachique de France avait quitté l’Union des villes taurines françaises (UVTF) en novembre dernier. La nouvelle municipalité de gauche décide d’y revenir… et précise que Robert Ménard, le maire de Béziers, n’est pas encore président.
Un divorce de courte durée
Le divorce entre la Ville de Nîmes et l’Union des villes taurines françaises (UVTF) n’aura finalement duré que quelques mois. La rupture avait été décidée par l’ancien maire LR Jean-Paul Fournier en novembre dernier, sur fond de conflit financier. Le retour a été acté par le nouveau maire PC Vincent Bouget et son adjointe déléguée aux tauromachies Sylvette Fayet.
« Notre volonté est de préserver l’identité taurine de Nîmes tout en accompagnant les évolutions nécessaires, dans un esprit de responsabilité, de concertation et de modernisation. L’adhésion à l’UVTF, le renforcement du rôle de la Commission taurine extra-municipale (CTEM) », explique cette dernière.
La position de Robert Ménard
Il y a quelques jours, le très droitier maire de Béziers Robert Ménard, qui se présente à la présidence de l’UVTF en succession du maire de Dax Julien Dubois, appelait de ses vœux le retour de Nîmes à l’UVTF. « Je compte discuter avec le maire de Nîmes même si on a des idées politiques différentes. Nîmes sans la corrida ne serait pas cette ville qu’on aime », avait déclaré ce dernier.
Une élection à venir
La Ville de Nîmes peut-elle travailler avec Robert Ménard ? Sylvette Fayet précise : « Pour le moment, c’est toujours le maire de Dax qui est président ! Les élections ne sont pas faites. Elles ont lieu le 2 juin. Il peut encore y avoir un autre candidat, même si ce ne sera pas un candidat nîmois. »



