La séance du mardi 5 mai 2026 a été marquée par des échanges vifs entre la majorité et la minorité municipale, sur fond de signalements auprès du procureur et d'une situation financière jugée préoccupante par le maire Patrick de Cazanove. L'accalmie annoncée après les élections n'aura été qu'un bref répit. En mairie, le Conseil municipal a retrouvé un ton plus heurté dès son ouverture.
Une opposition qui réclame apaisement et clarté
La tête de liste de la minorité municipale a lancé la séance en rappelant que les habitants attendaient « apaisement, respect et sérénité » après un précédent mandat tendu. Elle pointe un « décalage préoccupant » entre ces attentes et la situation actuelle, marquée par la révélation de faits visant deux élus de la majorité et désormais entre les mains du préfet puis du procureur. Les élus minoritaires regrettent l'absence de « positionnement clair » et rappellent que « la parole d'un élu n'est jamais neutre ». Ils s'interrogent sur la capacité à travailler ensemble, notamment dans des domaines sensibles comme le logement, l'éducation ou la culture.
La réponse du maire : cohésion et mise en garde
En guise de réponse, Patrick de Cazanove a rappelé « le devoir de respecter autrui » et condamne « toute parole diffamatoire, insultante, raciste ou discriminatoire ». Il a ensuite défendu la cohésion de son équipe et dénoncé une politisation « délibérée » du débat, qu'il juge contraire à l'intérêt communal. Il a dressé un état des lieux préoccupant des finances : capacité de désendettement à 15,72 ans, autofinancement faible, bâtiments dégradés, saison du camping annoncée difficile. Patrick de Cazanove a rappelé que les résultats complets de l'audit financier commandé par la commune sont attendus dans les prochaines semaines et devraient préciser l'ampleur des marges de manœuvre.
Une atmosphère lourde et des perspectives incertaines
Selon lui, ces éléments imposent de « se serrer les coudes » et de concentrer les efforts sur la gestion. Dans la salle, l'atmosphère est restée lourde. La minorité dit attendre des garanties pour travailler sereinement. La majorité estime faire face à une tentative de déstabilisation. Entre inquiétudes éthiques, tensions politiques et urgences budgétaires, le conseil a laissé l'image d'un mandat encore en quête d'un terrain commun. L'apaisement, espéré par une partie des habitants, reste pour l'heure un objectif à construire.



