Le président de Reconquête, Éric Zemmour, a annoncé jeudi depuis la foire de Châlons-en-Champagne qu'il officialiserait sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 avant décembre. Cette déclaration écarte l'hypothèse d'une candidature de sa compagne Sarah Knafo, la très médiatique vice-présidente de son parti d'extrême droite.
Une annonce attendue avant la fin de l'année
« Sarah Knafo passe son temps à dire qu'elle souhaite que je sois candidat et que je suis le candidat naturel de Reconquête », a déclaré Éric Zemmour avec une pointe d'agacement lors de son déplacement à la foire de Châlons-en-Champagne (Marne). « Quand je devrai annoncer ma candidature, je l'annoncerai », mais « ça sera avant décembre », a-t-il précisé au milieu de sa déambulation, où il a échangé avec des responsables de syndicats agricoles et a été régulièrement sollicité pour des selfies.
Cette annonce intervient alors que le candidat de 2022, arrivé quatrième du premier tour avec 7,07 % des voix, semble vouloir dissiper toute ambiguïté sur une éventuelle rivalité interne au sein de son parti.
Une percée éclair dans les sondages en 2021
Alors que la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, est donnée largement en tête du premier tour par les sondages, Éric Zemmour a relativisé les études d'opinion. « La situation est beaucoup plus mouvante qu'on ne le croit et qu'on ne le dit », a-t-il assuré. « Je l'ai vu dans les élections précédentes et dans la dernière présidentielle. »
Éric Zemmour sait en effet de quoi il parle : candidat sorti de nulle part pour l'élection présidentielle de 2022, il avait connu une percée éclair dans les sondages à l'automne 2021, puis une stagnation suivie d'une chute dans les dernières semaines de la campagne. Il était finalement arrivé quatrième du premier tour avec 7,07 % des voix.
Une union des droites jugée improbable
Favorable à une primaire de la droite pour la présidentielle de l'an prochain, Éric Zemmour a toutefois dit jeudi ne « plus trop » y croire. Quant à une « union des droites » pour ce scrutin, « tant que le Rassemblement national sera aussi haut (dans les sondages), il n'y aura pas d'union, puisque Mme Le Pen n'en veut pas », a-t-il estimé. « En tout cas, moi, je ferai tout pour avoir évidemment une dynamique », a-t-il ajouté.



