Les universités d'été des partis politiques s'ouvrent ce jeudi 20 août avec La France insoumise et les écologistes, dans un contexte de campagne présidentielle imminente. Ces rendez-vous traditionnels de la rentrée politique, qui s'étalent jusqu'à la mi-septembre, s'annoncent particulièrement animés à quelques mois d'une élection indécise.
Mélenchon et la tentation écolo
Les insoumis se réunissent comme chaque année dans la Drôme, à Châteauneuf-sur-Isère, dès ce jeudi. La prise de parole de Jean-Luc Mélenchon est prévue dimanche à 10 heures, en clôture de ces amphis d'été. En attendant, des personnalités de la culture sont attendues, comme l'actrice Anna Mouglalis, l'auteur Pierre Lemaître, ou encore l'homme d'affaires Mathieu Pigasse, qui débattra avec Manuel Bompard, le coordinateur de LFI.
À ne pas rater : l'invitation de Cyrielle Chatelain. La présence de la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale n'est pas anodine, et sera scrutée de près, à l'heure où Jean-Luc Mélenchon presse les écolos de soutenir sa candidature à la présidentielle en échange d'un accord pour les futures législatives.
Le PS en pleine primaire
À Blois, dans le Loir-et-Cher, les universités du PS seront un peu plus électriques cette année. Les socialistes seront en pleine campagne interne pour désigner leur champion. Pour l'instant, seuls les députés Jérôme Guedj et Philippe Brun ainsi que Ségolène Royal sont candidats à la primaire organisée les 11 et 18 octobre prochains. Mais Olivier Faure, le Premier secrétaire du parti, et Boris Vallaud, le patron des députés, sont également attendus, tout comme Raphaël Glucksmann, l'allié de Place publique et favori du scrutin.
À ne pas rater : François Hollande ne sera pas candidat à la primaire socialiste… mais l'ancien président n'a pas abandonné l'idée d'être un recours en fin d'année prochaine pour son camp. Il faudra donc garder un œil sur l'accueil que lui réserveront les militants socialistes à Blois.
Retailleau au défi de l'unité
Bruno Retailleau attendra lui le mois de septembre, et le traditionnel campus des jeunes Les Républicains pour faire sa rentrée. Ce sera le samedi 12 septembre au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Le patron de LR mise beaucoup sur les prochains mois pour tenter de trouver une dynamique dans les sondages et réunir derrière lui sa famille politique. Lâché par Laurent Wauquiez, qui s'est rapproché d'Édouard Philippe, le sénateur de Vendée est très attendu dans sa capacité à rassembler son camp.
À ne pas rater : combien de cadres seront rangés derrière le candidat LR pour cette rentrée ? À coup sûr, il ne devrait pas y avoir David Lisnard, qui a claqué la porte du parti. Également candidat à la présidentielle, il fera sa rentrée en solo dans sa ville de Cannes, le 29 août.
Tondelier au milieu des doutes
Malgré l'échec de la primaire de toute la gauche hors LFI, Marine Tondelier n'a pas renoncé à sa candidature. Et malgré des sondages en berne, la patronne des écolos sillonne le territoire pour faire campagne. Sa rentrée à Grenoble est donc cruciale pour tenter de relancer la machine et dissiper les doutes, y compris dans ses propres rangs.
À ne pas rater : l'attitude de ses opposants, qui poussent à une alliance avec La France insoumise. Cette fronde interne prend de l'importance notamment dans le groupe des députés, comme Sandrine Rousseau, qui plaide pour un accord électoral avec Jean-Luc Mélenchon (et ce malgré toutes les critiques des derniers mois).
Bonus : un premier grand débat
Oui, oui, avant même le début de la campagne présidentielle, il y aura un grand débat entre les différents candidats à l'université de rentrée du Medef. Il aura lieu sur le court central de Roland-Garros le 27 août et sera diffusé sur LCI. Si le format est encore inconnu, on sait déjà que Jean-Luc Mélenchon, Bruno Retailleau, Gabriel Attal, Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier et Édouard Philippe seront de la partie.
À ne pas rater : la prestation de Marine Le Pen. La candidate RN, dont la vraie rentrée sera en octobre, a finalement supplanté Jordan Bardella pour la future campagne présidentielle. Optera-t-elle pour une stratégie de séduction du patronat comme le patron du RN ?



