Des mesures chocs pour France Télévisions
Selon des sources proches de la commission, ce document de plus de 300 pages contient près de 80 propositions. Parmi les plus radicales : la suppression de France 4 et de France TV Slash, la fusion de France 2 et France 5 en une « grande chaîne généraliste », et la refonte de franceinfo et France 24 en une seule entité. Côté radio, Alloncle suggère de supprimer Le Mouv’, l’antenne de Radio France dédiée au hip-hop. Le milliard d’euros d’économies générées serait affecté à « l’entretien du patrimoine » de l’État et au désendettement du pays. Alloncle propose également de soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques à une stricte neutralité, et de revenir à la nomination des dirigeants par l’Élysée – un « retour à l’ORTF », critique un député du bloc central.
Un rapport au « ton » contesté
Au-delà des propositions, c’est le ton du rapport qui cristallise les oppositions. « Je ne peux pas laisser passer ce qui, dans le rapport, est faux », explique la députée macroniste Céline Calvez. La députée PS Ayda Hadizadeh dénonce « des attaques ad hominem proches de la diffamation, des insinuations, et des mensonges ». Un autre député évoque un rapport « fondé sur de telles méthodes de calomnie et d’insinuation ». Charles Alloncle, lui, prévient : « Enterrer ce rapport serait une faute démocratique. »
Un vote incertain
Les 30 membres de la commission d’enquête sur « la neutralité et le financement » de l’audiovisuel public votent ce lundi 27 avril 2026 sur la publication du rapport. Un vote favorable est nécessaire pour que le rapport soit rendu public une semaine plus tard. Un vote négatif est rarissime, mais les premières réactions des parlementaires aux conclusions du député UDR Charles Alloncle rendent tout pronostic hasardeux.



