Politique locale : la valse des présidences s'intensifie en Lot-et-Garonne
Politique locale : valse des présidences en Lot-et-Garonne

La valse des présidences finit par donner le tournis. Un président comme moi ? Lors de sa dernière intervention sur les ondes de Radio 4, Guillaume Lepers, le maire de Villeneuve-sur-Lot et ancien député, a été interrogé sur la campagne présidentielle qui s’annonce fournie en candidats. « Il y a trop de monde sur les rangs, il faut faire un peu de ménage », a-t-il d’emblée commenté avant de dresser le portrait du candidat idéal pour le centre droit : « Un homme de terrain, qui connaît bien les territoires ruraux, et jeune. » Une description qui, au final, lui ressemble fort…

Contrôle d’identité

Le maire de Boé, Jean-Michel Lafuente, a été interpellé sur le réseau social Facebook par un administré qui s’interrogeait sur l’identité du premier édile de sa commune, après être allé sur le profil de Pascale Luguet, sur lequel figure encore la qualité de maire de Boé. « Est-ce normal d’avoir deux maires ? », feint de se demander le Boétien. « Les défaites et frustrations peuvent pour certains être difficiles à absorber, avance non sans malice Jean-Michel Lafuente dans sa réponse. Je comprends ta question, mais il ne m’est pas possible d’intervenir sur la page FB de Mme l’ancienne maire. Je te confirme par contre être bien le maire élu par les Boétiens le 22 mars dernier de la commune de Boé ».

Charlie Delta Mauvais perdant

Il se dit que Joël Hocquelet, le maire de Marmande et président de Val de Garonne, ne décolère pas d’avoir vu son candidat, Christophe Courrègelongue, le maire de Virazeil, battu (nettement) par Gaëtan Malange, le boss de la droite locale et départementale, lors de l’élection à la présidence du PETR (Pôle d’équilibre territorial et rural), l’héritier du pays regroupant les quatre intercommunalités du Marmandais (Val de Garonne, Coteaux et Landes de Gascogne, Pays de Lauzun, Pays de Duras) dont la mission est de coordonner les aides régionales et européennes. L’élu socialiste serait à ce point fâché qu’il n’écarterait pas l’idée de couper le budget de Val de Garonne destiné au fonctionnement du PETR...

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Raymond le recours

On se souvient que Joël Hocquelet, le maire de Marmande, qui n’est pas un glouton en matière de mandats, ne voulait briguer la présidence du PETR, qu’il aurait remportée sans adversité (l’enfer est pavé de bonnes intentions). Aussi, l’élu socialiste avait imaginé placer son adjointe, la conseillère régionale Maud Caruhel. La proposition a visiblement été accueillie fraîchement par les soutiens de Hocquelet jugeant que Maud Caruhel, sans grande notoriété, serait battue à tous les coups. Le nom de Raymond Girardi est alors venu sur la table des négociations. Mais le président des Coteaux et Landes de Gascogne a décliné en raison d’un emploi du temps trop dense. On connaît la suite…

Raymond au secours

Dans quelques semaines, va se jouer l’élection pour la présidence de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) de Lot-et-Garonne. Gilbert Guérin s’étant rangé des voitures, la place est libre. Et c’est un revenant qui en brigue le mandat : Guy Clua. Le maire de Saint-Laurent, qui en a été longtemps l’incarnation, ne fait toutefois pas l’unanimité. On déplore déjà des volontés de départ au sein du bureau. Et des noms circulent pour s’opposer à son élection. On murmure les patronymes du maire d’Agnac, Guillaume Pouliquen, ou encore celui de Lavardac, Ludovic Biasotto. Quelques maires soucieux de participer à une guerre fratricide ont par ailleurs sollicité le maire d’Argenton, Raymond Girardi, pour pacifier l’AMRF 47. On savait que Raymond Girardi avait le cœur rouge (il est communiste) mais pas le casque bleu.

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Les randonneurs

Une portion du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passe au pied du château de Noaillac (qui fut jadis celui de Gilles Ménage, directeur de cabinet de François Mitterrand), à Penne-d’Agenais, fait l’objet d’une querelle entre un collectif et le premier édile pennois Arnaud Devilliers. Un détournement et une privatisation de ladite portion par les actuels châtelains est à l’origine de cette polémique. Le collectif a depuis emprunté le sentier de la guerre administrative suivant, semble-t-il, un chemin qu’on jurerait très politique. On retrouve ici le réseau « massetiste » avec, très en pointe au sein du collectif, l’ancienne opposante au maire de Penne, et actuelle collaboratrice du sénateur Michel Masset, Rachel Furini. L’association de défense du chemin a par ailleurs pris pour avocat le maire d’Agen, Laurent Bruneau. Un proche du sénateur aussi. Un hasard sans doute.

Enrobé

Bruno Dubos qui délaisse rarement le périmètre foulayronnais, travaillant sans relâche au sein de sa mairie, au point - une pensée inclusive à l’adresse des mères de famille - de programmer les conseils municipaux le mercredi matin - ce qui exclut beaucoup d’actifs -, a passé la robe d’avocat (il a un doctorat en droit). Si, si. Il s’est même inscrit l’automne dernier au barreau de Bordeaux. Ceci n’est pas une blague.

Dionis, président !

Jean Dionis ne fait pas qu’alimenter son blog pour expliciter les raisons de sa défaite lors des élections municipales à Agen. On rappelle qu’il est toujours conseiller régional et même président. De l’Association des maires de Lot-et-Garonne ! Pour encore quelques semaines puisque dans l’attente de l’élection d’un nouveau président (Guillaume Lepers est donné favori), c’est le sortant qui assure la fonction. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il est intervenu au soutien de Laurent Bruneau menacé de mort au moyen d’une lettre anonyme. Laurent Bruneau, le maire d’Agen, qui a battu Jean Dionis. Vous suivez ?

Cela va grogner

Le Syndicat à vocation unique (Sivu) du chenil fourrière départemental de Caubeyres s’est réuni, lundi 11 mai, pour l’élection de son nouveau bureau. L’élue casteljalousaine Audrey de Brito, à la manœuvre, devrait sauf surprise être réélue présidente la semaine prochaine lors d’un nouveau comité syndical le long duquel seront aussi élus les vice-présidents. Une certitude : parmi ceux-là, il n’y aura pas d’élus agenais. Ces derniers ont été purement et simplement écartés du comité syndical. Le plus gros contributeur du syndicat ne disposera donc d’aucune représentation. Règlement de comptes en mémoire de la farouche opposition des élus agenais quand la présidente Audrey de Brito avait voulu augmenter le niveau des cotisations des communes ? Pourtant, il n’aura échappé à personne que la majorité municipale à Agen n’est plus la même… Dès lors, on ne serait pas surpris que Laurent Bruneau, le nouveau maire d’Agen, marche dans les pas de son prédécesseur après ce camouflet.