Paul Planque règle ses comptes avec le PS après son retrait à Alès
À l'issue du premier tour des élections municipales à Alès, Paul Planque, candidat du PCF et de La France Insoumise, se voit contraint de se retirer de la course à la mairie. Avec 1 982 voix et 15,06 % des suffrages, sa liste termine en troisième position, derrière le maire sortant Christophe Rivenq et le candidat du Rassemblement National Anthony Bordarier. Des négociations intenses avec la liste de Basile Imbert, représentant le Parti Socialiste et les écologistes, n'ont abouti à aucune fusion, laissant les deux candidats sans alternative viable pour le second tour.
« La désunion est de la responsabilité du candidat du PS »
Paul Planque ne mâche pas ses mots envers Basile Imbert. « La situation de ne pas pouvoir présenter un front de gauche est de la responsabilité du candidat du PS », affirme-t-il avec colère. Il explique que le candidat socialiste a refusé toutes leurs propositions, y compris le poste de premier adjoint. « Pourtant, dans la nuit de dimanche à lundi, il avait accepté la fusion des listes et sa place en troisième position. Et lundi matin, patatras. Il nous annonce que Rivenq lui a offert quatre places sur sa liste, dont une pour nous. C’est bidon ! ».
L'élu d'opposition dénonce une méthode qu'il juge peu transparente, ayant appris son retrait par la presse. « Mais moi, je ne fais pas de politique comme ça ! Ça donne une image bien triste de la politique », regrette-t-il, soulignant les conséquences de cette désunion sur l'image publique de la gauche.
Un appel à battre le RN malgré les divisions
Face à cette impasse, Paul Planque se retrouve dans ce qu'il qualifie de « non-choix ». Cependant, il insiste sur la nécessité de prévenir l'arrivée du RN au pouvoir à Alès. « Nous ne voulons pas être tenus pour responsables de l'arrivée du RN à Alès. Nous voulons empêcher l'extrême droite d'accéder au pouvoir », déclare-t-il, appelant à une mobilisation contre le candidat d'extrême droite malgré les divisions internes.
Il livre également son analyse du premier tour, pointant un rejet massif du maire sortant Christophe Rivenq. « On aurait pu mieux faire. Mais dans les quartiers qui devaient nous être favorables, il n'y a pas eu la participation espérée. La cause ? Le rassemblement à gauche n'a pas été perçu comme la solution pour battre Rivenq », analyse-t-il, soulignant les défis de mobilisation électorale.
Accusations d'ambitions personnelles contre Basile Imbert
Paul Planque ne s'arrête pas là dans ses critiques. Il accuse Basile Imbert d'avoir créé les conditions de la défaite générale de la gauche. « Il a créé les conditions pour qu'on perde tous, et qu'il se prépare pour l'élection suivante. Il a des ambitions personnelles. Je pense qu'on le verra sur la liste des Régionales », prédit-il, suggérant que les manœuvres du candidat PS pourraient viser des objectifs à plus long terme, au détriment de l'unité immédiate.
Cette polémique met en lumière les tensions persistantes au sein de la gauche française, particulièrement dans un contexte électoral local où l'enjeu de battre le RN est crucial. Les déclarations de Paul Planque soulèvent des questions sur la stratégie et la cohésion des forces de gauche face aux défis politiques actuels.



