Juliette Binoche regrette l'emploi du mot 'fasciste' dans la tribune contre Bolloré
Binoche regrette le mot 'fasciste' dans la tribune Bolloré

La polémique autour du texte visant l'actionnaire de référence de Canal+ ne faiblit pas. Signataire de la tribune dénonçant la ligne de Vincent Bolloré, l'actrice Juliette Binoche a déclaré à La Tribune Dimanche qu'elle « regrette » finalement que « le mot "fasciste" » ait été employé.

Les regrets de Juliette Binoche

« Je regrette les huées à Cannes au début des projections à l'apparition du logo Canal+. Je regrette le mot "fasciste" dans la pétition, qui était déplacé. Je regrette la réaction disproportionnée du directeur de Canal+ », a affirmé l'artiste, qui avait tenu des propos similaires vendredi sur France Culture.

Les menaces de Maxime Saada

Après la publication de cette tribune mi-mai, au début du Festival de Cannes, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, avait déclaré que son groupe ne souhaitait plus financer les films des signataires. Il a réitéré ces propos vendredi lors de l'Assemblée générale du groupe, disant les « assumer ».

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« Si quelqu'un sonne chez vous, vous traite de fasciste et ensuite vous demande de l'argent, peut-être que vous ne lui donneriez pas de l'argent. On va faire exactement pareil », a-t-il expliqué, évoquant le « préjudice réputationnel » pour Canal+, premier financeur du cinéma français. Outre Juliette Binoche, d'autres célébrités figuraient parmi les signataires, dont les acteurs et/ou réalisateurs Swann Arlaud, Jean-Pascal Zadi – qui a depuis fait marche arrière en affirmant avoir « mal lu le texte » – et Robin Campillo, parmi des anonymes.

Une tribune au vitriol contre Bolloré

Cette tribune dénonçait « l'emprise grandissante de l'extrême droite » dans le cinéma, en ciblant le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. « En laissant le cinéma français aux mains d'un patron d'extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l'imaginaire collectif », accusait le texte.

Selon Juliette Binoche, sa signature de la tribune « ne remet pas en question les équipes de Canal+ qui travaillent pour le cinéma ». Ces équipes « travaillent d'arrache-pied pour trouver un équilibre dans la diversité d'expression, elles font un travail d'orfèvre », a-t-elle insisté. « Ce que je ne regrette pas, c'est la solidarité des artistes et des techniciens, cette solidarité a calmé la peur des plus angoissés », a toutefois assuré l'actrice.

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