À huit mois de l'élection présidentielle de 2027, Édouard Philippe a estimé samedi sur BFMTV que des candidats de la droite et du centre ont la « vocation » à se rapprocher « quelque part entre novembre et février ». Le président d'Horizons, actuellement en déplacement de campagne à Mayotte et à La Réunion, met en garde contre une décision trop tardive : « Déjà, février, c'est tard », souligne-t-il, ajoutant qu'après cette date, il serait vraiment « trop tard ».
Des ambitions concurrentes à départager
Les ambitions fleurissent dans cet espace politique. Entre la candidature de Bruno Retailleau (LR) et celle de Gabriel Attal (Renaissance), Édouard Philippe prône un départage. Gabriel Attal a appelé de son côté à attendre au moins le « début d'année 2027 ». Le maire du Havre considère ce rassemblement comme indispensable pour contrer les candidatures de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, déjà solidement établies.
« Je considère que toutes celles et ceux qui se classent traditionnellement dans le camp de la droite […] et le centre, ont vocation à travailler ensemble, s'ils veulent prévaloir, s'ils veulent convaincre les Français […] », a-t-il affirmé. Avant d'ajouter : « Aucun d'entre nous ne réussira s'il pense que la réussite tient à la guerre ou au combat contre les autres ou à un calcul solitaire. »
Le timing et le mode de départage en débat
Si beaucoup dans cet espace politique tirent le même constat, le timing et le mode de départage font débat. Gabriel Attal a récemment insisté sur l'importance des sondages, mais pour Édouard Philippe, « une campagne, ce n'est pas une succession de sondages ». Il privilégie la dynamique : « Les Français vont voir les personnalités, la façon de parler, le style, ce qu'on veut faire, avec qui on propose de le faire. Et progressivement, ils vont trancher », a-t-il fait valoir.
Édouard Philippe compte alors sur la responsabilité des dirigeants politiques, et il en est convaincu : « ça se passera ».
Le cas Sébastien Lecornu écarté
Interrogé sur une possible candidature de Sébastien Lecornu, dont il est proche, le candidat Horizons réfute l'idée. « Le connaissant tel que je le connais, sachant la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui d'être Premier ministre, je ne crois pas qu'il s'y intéresse ou qu'il le prépare », a-t-il déclaré.



