Le podcast « Avoir raison avec… Mary Shelley », diffusé sur France Culture, consacre son troisième épisode à « Frankenstein, le premier-né de la science-fiction ». Le journaliste Alexandre Morales y explore la biographie de l’écrivaine et le caractère visionnaire de son œuvre. Publié en 1818, « Frankenstein » est considéré comme le roman fondateur de la science-fiction, un terme qui n’apparaîtra qu’en 1929.
Une mise en garde contre l’irresponsabilité scientifique
« Mary Shelley pose pour la première fois les grandes questions qui hanteront la SF pendant deux siècles », souligne Alexandre Morales. L’horreur dans ce roman ne naît pas du surnaturel mais de la science, une rupture majeure pour l’époque. Le podcast s’attarde sur ce rôle pionnier avec Aurélie Thiria-Meulemans, maîtresse de conférences en littérature anglophone à l’université de Picardie Jules-Verne et traductrice, notamment des livres de la romancière américaine Ursula K. Le Guin.
L’universitaire situe l’autrice de « Frankenstein » dans la littérature gothique et rapproche son œuvre de celle d’Ann Radcliffe. Elle observe que ce roman est « une mise en garde contre l’irresponsabilité scientifique ».
Deux archétypes majeurs créés par Mary Shelley
On doit également à Mary Shelley d’avoir créé deux grands archétypes de la science-fiction : le savant fou et la créature qui échappe à son créateur. Ces figures traversent encore aujourd’hui la littérature et le cinéma de genre.
Cet épisode, le troisième d’une série de six, est disponible sur Radiofrance.fr/franceculture. Il dure 29 minutes et s’inscrit dans une exploration plus large de la vie et de l’œuvre de Mary Shelley, offrant un éclairage sur une autrice dont l’influence dépasse largement le cadre du roman gothique.



