Lors d'une interview accordée au Point, Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons à l'Assemblée nationale, a tenu à clarifier la position de son mouvement sur l'immigration. Selon lui, l'alliance avec Édouard Philippe, ancien Premier ministre, ne doit pas être interprétée comme une volonté de parvenir à une « immigration zéro ». Cette précision intervient alors que les débats sur la politique migratoire s'intensifient dans le paysage politique français.
Une position nuancée sur l'immigration
Laurent Marcangeli a explicitement déclaré : « Avec Édouard Philippe, ce ne sera pas l'immigration zéro. » Il a ajouté que l'objectif n'est pas de fermer les frontières de manière absolue, mais de mettre en place une politique migratoire « maîtrisée, humaine et efficace ». Cette approche se distingue des propositions plus radicales formulées par d'autres formations politiques, notamment à l'extrême droite.
Le président du groupe Horizons a également souligné que son mouvement souhaite aborder la question de l'immigration sans tabou, mais en restant fidèle à des valeurs d'humanisme et de réalisme. Il a insisté sur la nécessité de distinguer les différents types de migration, notamment les migrations économiques et celles liées à l'asile, afin d'adapter les réponses politiques en conséquence.
Une alliance politique en construction
Cette déclaration intervient dans un contexte de rapprochement entre Horizons et la majorité présidentielle. Édouard Philippe, qui a fondé Horizons en 2021, cherche à élargir son influence politique en vue des prochaines échéances électorales. Laurent Marcangeli, en tant que président du groupe à l'Assemblée, joue un rôle clé dans cette stratégie d'alliance.
Le député de Corse-du-Sud a également évoqué les relations avec Les Républicains (LR), affirmant que des discussions sont en cours pour des alliances locales, mais sans remettre en cause l'indépendance de son mouvement. Il a précisé que ces alliances se feront au cas par cas, en fonction des contextes locaux et des personnalités politiques impliquées.
Des échéances électorales décisives
À moins d'un an des élections européennes, puis des municipales de 2026, Laurent Marcangeli a insisté sur l'importance de ces échéances pour son mouvement. Il a appelé à une « recomposition politique » qui permettrait de dépasser les clivages traditionnels et de répondre aux attentes des Français en matière de sécurité, d'immigration et de pouvoir d'achat.
Le président du groupe Horizons a conclu en affirmant que son mouvement était « prêt à travailler avec tous ceux qui partagent cette vision », tout en maintenant des lignes rouges, notamment en matière de laïcité et de respect des valeurs républicaines. Cette position, à la fois ferme et ouverte, pourrait redéfinir les équilibres politiques dans les mois à venir.



