Italie : le rêve nucléaire de Brasimone, un vestige du passé
Italie : le rêve nucléaire de Brasimone

Un dernier virage au bout d’une route sinueuse à flanc de colline, et la structure imposante de la centrale nucléaire de Brasimone se découpe au-dessus d’un lac artificiel aux eaux turquoise. Dans les années 2000, ce site reculé du nord de l’Italie devait servir à la recherche sur les combustibles. Tout était prêt, avant que le destin n'en décide autrement.

Un référendum décisif

Le 13 juin 2011, l’Italie votait, par référendum, sa sortie du nucléaire, quelques mois après l’accident de Fukushima. Ce scrutin a marqué le début d’un long hiver pour la filière nucléaire italienne. La centrale de Brasimone, qui devait être un centre de recherche avancé, est devenue un symbole de cette transition avortée.

Un site abandonné

Aujourd'hui, la centrale est à l'arrêt. Ses bâtiments, bien que modernes, sont vides. Les équipements de recherche n'ont jamais été installés. Le lac artificiel, qui devait servir au refroidissement, est désormais un lieu de promenade pour les rares visiteurs. Le gouvernement italien a depuis misé sur les énergies renouvelables, laissant derrière lui ce vestige d'un avenir nucléaire qui ne s'est jamais réalisé.

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Cette histoire illustre comment un événement international, comme la catastrophe de Fukushima, peut influencer les politiques énergétiques nationales. L'Italie, qui avait relancé son programme nucléaire dans les années 2000, a fait marche arrière, et Brasimone en est le témoin silencieux.

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