Didier Deschamps a perdu la bataille tactique contre Luis de la Fuente lors de cette demi-finale de Coupe du monde. Ce qui surprend, c'est sa nervosité inhabituelle : dès le penalty espagnol, le sélectionneur français s'agaçait contre le quatrième arbitre, se rongeait les ongles, comme s'il sentait que le match lui échappait. Cette tension s'est transmise à ses joueurs et a influencé ses décisions, notamment la sortie de Rabiot à la mi-temps alors qu'il était le seul Français au niveau dans l'intensité.
Deschamps dépassé par les événements
Le contraste était saisissant : face à de la Fuente, qui vivait sa première Coupe du monde, Deschamps alignait pourtant sa quatrième participation et sa troisième finale. L'expérience semblait du côté français, mais c'est l'inverse qui s'est produit. L'Espagne paraissait plus sûre de ses émotions, son entraîneur plus serein que le technicien tricolore. Quand Deschamps a tenté de remettre en cause l'arbitrage en conférence de presse, cela a confirmé cette impression de mauvaise gestion.
Remarquable meneur d'hommes, Deschamps montre ses limites quand il faut s'adapter tactiquement en cours de match. Contrairement à de la Fuente qui s'est tenu à son plan, le sélectionneur français n'a pas su contrer l'adversaire. Ses changements tardifs témoignent de cette difficulté à réagir quand son plan initial ne fonctionne plus.
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