Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, a annoncé dimanche 17 août 2026 qu'il soutiendra Édouard Philippe pour l'élection présidentielle de 2027. Dans un entretien au Journal du Dimanche, il explique : « J'ai décidé de ne pas rajouter de la division. » Cette décision intervient alors que la droite et le centre cherchent un candidat unique face à Marine Le Pen.
L'ancien Premier ministre, aujourd'hui maire du Havre, n'a pas encore officialisé sa candidature, mais il est donné favori dans les sondages pour la primaire de la droite et du centre. Darmanin, qui était pressenti pour être candidat, justifie son choix par la nécessité de faire gagner son camp : « Je veux que nous gagnions en 2027. »
Un ralliement qui clarifie la droite
Ce soutien met fin à des semaines de spéculations sur les ambitions présidentielles de Darmanin. Proche de Nicolas Sarkozy, il avait multiplié les déplacements et les prises de parole ces derniers mois, laissant penser qu'il pourrait se lancer dans la course. Mais il a finalement choisi de se ranger derrière Philippe, qui incarne selon lui « la droite sociale, écologique et européenne ».
Le ministre de l'Intérieur souligne également son amitié avec Édouard Philippe, avec qui il a travaillé au gouvernement sous le premier quinquennat d'Emmanuel Macron. « Je connais sa compétence, sa détermination et son humanité », affirme-t-il. Il appelle les électeurs de droite et du centre à se mobiliser derrière cette candidature.
Les réactions dans le camp présidentiel
Cette annonce suscite des réactions contrastées au sein de la majorité. Certains, comme la ministre déléguée aux Collectivités territoriales, Caroline Cayeux, saluent une décision « responsable » qui renforce l'unité. D'autres, proches d'Emmanuel Macron, s'inquiètent d'une droitisation de la campagne et d'une mise à l'écart de l'héritage centriste.
Édouard Philippe, de son côté, a sobrement réagi sur les réseaux sociaux : « Merci Gérald pour ton soutien. Ensemble, construisons l'avenir de la France. » Il doit prononcer un discours important à la fin du mois, où il pourrait officialiser sa candidature.
Quelles conséquences pour la primaire ?
Ce ralliement pourrait modifier les rapports de force au sein de la primaire de la droite et du centre. Édouard Philippe, déjà en tête des intentions de vote avec 32 %, voit sa position confortée. D'autres candidats potentiels, comme Xavier Bertrand ou Laurent Wauquiez, devront revoir leur stratégie face à une candidature qui semble prendre de l'ampleur.
Selon un sondage Ifop réalisé après l'annonce, 68 % des sympathisants de droite et du centre jugent ce soutien « positif pour la crédibilité » de Philippe. La primaire est prévue pour novembre 2026, et le vainqueur affrontera Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, prévu en mai 2027.



