Canicule au travail : la CGT réclame une loi d'urgence, le gouvernement mise sur les accords
Canicule au travail : la CGT veut une loi d'urgence

Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur intense, le débat sur la protection des travailleurs en période de canicule refait surface. La CGT a appelé ce vendredi à un changement d'urgence de la loi pour mieux protéger les salariés, tandis que le gouvernement se dit favorable à des accords par métier.

La CGT réclame une loi d'urgence

Dans un communiqué, la CGT estime que les mesures actuelles sont insuffisantes face aux températures records. Le syndicat demande l'instauration d'un seuil de température obligatoire au-delà duquel le travail doit être suspendu, ainsi que des sanctions pour les employeurs ne respectant pas ces règles. Selon la CGT, 12 millions de travailleurs sont exposés à la chaleur sur leur lieu de travail, dont 3 millions dans des conditions extrêmes.

La position du gouvernement

De son côté, le ministère du Travail a indiqué privilégier une approche par métier, via des accords de branche. Une source gouvernementale a déclaré : "Nous préférons des solutions adaptées à chaque secteur, plutôt qu'une loi uniforme qui ne tiendrait pas compte des spécificités." Le ministère rappelle que des discussions sont en cours avec les partenaires sociaux pour renforcer les protections, notamment dans le BTP, l'agriculture et la logistique.

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Des chiffres alarmants

Selon une étude de Santé publique France, entre 2014 et 2023, la canicule a provoqué en moyenne 1 500 décès supplémentaires par an chez les travailleurs. En 2025, déjà 350 cas de coups de chaleur ont été recensés dans les entreprises, soit une hausse de 40 % par rapport à l'année précédente.

Les réactions des syndicats et du patronat

Force ouvrière et la CFDT apportent leur soutien à la demande de la CGT, tandis que le Medef juge une loi d'urgence contre-productive. Le président du Medef a affirmé : "Les entreprises sont déjà très impliquées dans la prévention. Une loi trop rigide pourrait nuire à la compétitivité."

Vers une évolution législative ?

Le gouvernement n'exclut pas une évolution législative si les accords de branche ne suffisent pas. Une réunion interministérielle est prévue la semaine prochaine pour faire le point sur les mesures à prendre. En attendant, la CGT menace de déposer des préavis de grève dans les secteurs les plus exposés.

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